solidarité

Le rassemblement pour le changement

26 avril 2012

Madame, Monsieur, mes chers concitoyens,

Le dimanche 6 mai, c’est vous qui déciderez d’écrire une nouvelle page de l’histoire de France en élisant le prochain président de la République.

Vous l’avez dit clairement au premier tour : notre pays aspire au changement.

Vous l’avez dit massivement : en démocratie, c’est le peuple qui est souverain, et lui seul.

Vous m’avez placé en tête des suffrages : cette confiance m’honore et m’oblige.

Vous avez sanctionné le candidat sortant. Pendant cinq ans, vous avez subi les injustices et les échecs : explosion du chômage et amputation du pouvoir d’achat, aggravtion de l’endettement, abandon des services publics, et d’abord de l’école et de l’hôpital, privilèges pour quelques-uns et sacrifices pour tous les autres, montée des violences et oubli de la morale publique. Notre pays a été dégradé et notre pacte social abîmé.

Cinq ans de plus seraient cinq ans en pire : hausse de la TVA, démantèlement du contrat de travail, assurances privées pour la santé et la dépendance, austérité pour tous.

La France mérite mieux. C’est pourquoi je vous propose un autre chemin : le changement.

J’ai la conviction qu’ensemble nous pouvons redresser la France.

Le redressement, c’est la priorité à l’emploi, l’investissement dans l’éducation et la formation, la reconquête de notre souveraineté industrielle et agricole, le soutien à la recherche et à l’innovation, la mise au pas de la finance, la transition écologique. La France a été abaissée ; je veux la relever.

Pour y parvenir, il faut changer de logique, et d’abord en Europe : elle n’est pas condamnée à la récession. Le sérieux budgétaire est indispensable : je rétablirai l’équilibre de nos finances publiques en cinq ans. Mais, sans croissance, la crise s’ajouterait à la crise. Fort de votre soutien, je renégocierai le traité européen pour engager des grands projets d’avenir et nous protéger de la concurrence déloyale dans la mondialisation.

Rien ne sera possible sans justice

Je mettrai fin aux rémunérations indécentes et je reviendrai sur les cadeaux fiscaux accordés à quelques-uns, hauts revenus ou très grosses entreprises. Dans la crise, les efforts sont nécessaires, mais je n’accepte pas qu’ils soient toujours demandés aux mêmes : salariés, retraités, jeunes, demandeurs,  d’emploi, entrepreneurs de PME, agriculteurs, artisans, commerçant. Ce sont eux qui font la force de la France, non les spéculateurs et les rentiers.

La justice est au cœur de mon projet : défense de l’épargne populaire, fiscalité protectrice des classes moyennes et modestes, refondation de l’école de la République, accès à la santé partout et pour tous, droit effectif au logement, égalité femmes-hommes, lutte contre les discriminations, droits et devoirs pour réussir l’intégration, immigration maîtrisée, solidarité pour les retraites et la dépendance, sécurité et proximité, services publics préservés et modernisés. L’humain doit inspirer tous nos choix.

Je veux que la nation retrouve confiance en elle-même : le candidat sortant oppose les Français, je veux nous rassembler. Je donnerai un nouveau souffle à notre démocratie : le non-cumul des mandats sera instauré, les partenaires sociaux consultés, la décentralisation encouragée, les citoyens associés, la laïcité respectée. Je m’engage à rendre la justice indépendante, à garantir l’Etat impartial et à combattre la corruption. Je porterai haut la voix de la France dans le monde pour défendre nos valeurs et faire respecter nos intérêts.

J’ai la passion de la France. Elle est capable de s’élever pour une grande cause : donner un avenir à notre jeunesse.

J’ai la passion de l’intérêt général. Aspirer à la plus haute charge de l’Etat exige l’exemplarité, le dévouement et la liberté à l’égard des puissances de l’argent.

J’ai la passion du rassemblement. Il doit être le plus large possible pour permettre le changement. Avec les forces de gauche et les écologistes, dont la mobilisation est indispensable, et avec tous les citoyens qui aspirent à une République enfin apaisée.

Le changement est en marche, et rien ne l’arrêtera. Dimanche prochain, je sollicite votre confiance pour le rendre possible.

De toutes les générations et de tous les territoires, urbains et ruraux, de métropole et d’outre-mer, mobilisons-nous massivement pour la République, ses valeurs, sa grandeur. Contre la fatalité, choisissons la France.

Caravane du changement à Bondy avec Najat Belkacem, porte-parole de François Hollande

12 avril 2012
La Caravane du changement du MJS a fait escale à Bondy.
Au programme : porte à porte dans le quartier Bobillot avec les jeunes socialistes
et Najat Belkacem.
Emploi, logement, solidarité, santé, jeunesse, les sujets de discussion avec les habitants n’ont pas manqué.
La fraîcheur du MJS et le dynamisme de Najat, à l’image du militantisme de la section de Bondy, ont été très appréciés par les bondynois.
Après ce moment sympathique de mobilisation, la caravane du MJS est repartie en vadrouille.
Point d’arrivée : le 6 mai 2012  avec la victoire de François Hollande !
 
 
 
 
 
 
 

Militantisme à Bondy

1 avril 2012

Pendant que j’étais au jury admissibilité Sciences-Po, mes camarades étaient sur le pont pour rencontrer nos concitoyens, marchés, porte à porte, un peu partout dans la ville.

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Faire passer nos idées, le programme de notre candidat, parler des valeurs à défendre, elles et ils font preuve d’un bel enthousiasme … qui ne faiblira pas. L’enjeu est de taille pour rétablir équité, solidarité et partage d’un destin commun par des Français qui ne savent plus bien pour quoi bat le coeur de leur pays.

 

 

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Vote du budget 2012 de la ville de Bondy

29 mars 2012

Veuillez trouver ci-dessous mon intervention au conseil municipal du 22 Mars 2012 concernant la proposition de budget 2012 pour la ville de Bondy

« Construit dans un contexte de fortes préoccupations économiques et sociales, la Ville de BONDY porté par sa majorité Municipale conduite par Sylvine Thomassin notre Maire, propose pour 2012 un budget principal de 130 M€.

Construits dans l’optique du maintien de dépenses d’investissement (55  M), les choix budgétaires de la Ville sur le volet recettes sont de deux ordres :

1)    La non-augmentation des impôts locaux. Combinée à de très importants efforts de gestion, elle a permis de donner à notre Ville une certaine solidité financière et la capacité d’assumer pleinement ses priorités en faveur de la solidarité.

2)      La maîtrise de la dette. Bondy  peut se targuer d’être l’une des collectivités en Seine-Saint-Denis à avoir réussi à se désendetter et continuer celui-ci tout en maintenant ses investissements.

Les impôts ne seront pas augmentés et la maîtrise de l’endettement prévaudra.

Nos priorités seront de poursuivre ses efforts en matière de solidarité, d’insertion et d’emploi, mais aussi d’investissement, parce que investir, c’est soutenir l’activité économique, préserver nos emplois et continuer à transformer et embellir notre belle ville de Bondy.

Fidèle au cap qu’elle s’est fixé en début de mandat, l’Équipe Municipale Majoritaire poursuit ses efforts en particulier en matière de lien et de cohésion sociale d’éducation de jeunesse d’environnement et d’emploi.

Un rôle d’autant plus indispensable à tenir que le gouvernement a une nouvelle fois ciblé les collectivités locales en baissant pour la 5e année consécutive, les dotations en provenance de l’État pour les territoires urbains, atteignant même un niveau historiquement bas.

Le gouvernement Fillon accentue sa joyeuse communication sur le fait que pour la première fois sous la 5 République il avait décidé de geler les dotations aux collectivités locales. La belle affaire !

Les Élus socialistes voteront cette proposition de budget 2012 qui incarne une volonté réaffirmée d’une ville qui bouge, d’une ville qui se développe, d’une ville en mouvement.

Vous le savez Madame la Maire, tout ce qui peut asseoir encore un peu plus, développer encore d’avantage et accélérer le changement à gauche aura notre soutien plein et entier.

En la matière, on n’en fera jamais assez, on n’en fera jamais trop au regard des attentes en matière d’équipements publics et de services à la population.

Au-delà de ces murs et de cette assemblée, les Elus socialiste s’adressent à toutes les Bondynoises et tous les Bondynois n’y aura pas de temps mort, il n’y aura qu’une marche en avant, pour de nouveaux projets, de nouvelles réalisations, de nouveaux services pour que Bondy continu sa mutation, pour vous, avec vous.

100 % du budget sera dépensé dans les services aux publics.

J’en profite pour remercier ici les services de la ville, les agents communaux sans lesquels rien n’est possible. De l’équipe de direction aux équipes d’entretien si tant est que cette échelle ait du sens tant, à tous les niveaux, nous avons pu constater la réalité des engagements professionnels et le sens du service public. Dans un contexte de fort développement et de contrainte financière réelle, chacun peut mesurer le travail qui est le leur et combien il est précieux à tous.

La maitrise des dépenses y est réaffirmée et je salue, une nouvelle fois, le fort bon travail opéré par les services RH concernant la masse salariale de la ville. Son augmentation est maitrisée (3% en moyenne annuelle). Notons qu’en parallèle, le régime indemnitaire des agents de la ville a été revalorisé comme nous nous y étions engagés !

Le budget proposé est cohérent avec ceux des années précédentes. Il marque une situation fragile des comptes de la ville mais présente des comptes sérieusement tenus

En conclusion, cette proposition de budget 2012 conforte les efforts entrepris, invite à les poursuivre et propose un pari dynamique pour l’avenir de notre commune. Au regard de la situation de Bondy, de l’aspiration forte de nos concitoyens pour une ville facteur d’une meilleure qualité de vie pour tous, les élus socialistes voteront cette proposition afin d’assurer le meilleur avenir pour Bondy. »

Discours de Sylvine Thomassin au Meeting de François Hollande à Bondy

27 mars 2012

Chers amis, Chères amies,

Chers François,

Tu es ce soir à Bondy. Une nouvelle page de l’histoire des banlieues doit être écrite, c’est l’enjeu de 2012. Une histoire où les femmes et les hommes des quartiers populaires reprennent leur destin en main.

Cher François, en venant à Bondy ce soir, tu adresses un message fort à tous les Français et à tous les habitants de nos villes. Ce message est un message d’espoir et cet espoir, c’est le changement, maintenant. Tu le sais, cher François, depuis le début de la campagne, nous recevons un accueil souvent exigeant, tu viens de le vivre avec les jeunes du Bondy Blog, mais aussi très chaleureux de la part de nos concitoyens. Ils veulent pour la plupart ce changement et ne veulent plus être les oubliés de la République.

Nous avons donc une obligation de résultat, en particulier pour les 8 millions de français qui vivent dans nos quartiers populaires. La réponse est politique et c’est ce que tu as développé à l’instant au Bondy Blog : solidarité, justice et respect. Toi tu sais que les quartiers populaires existent autrement que sous le prisme sécuritaire, contrairement à ce que disent la droite et son candidat. Oui, à Bondy comme dans toute la Seine-Saint-Denis, notre richesse est faite de diversité, de talents, de jeunesse et d’ambition. Cette richesse pour la France, c’est ce que nous défendons, c’est que ce que nous mettons chaque jour en avant. Tu l’as très bien dit cher François : c’est la République qui, en faisant aimer la France, la fera reconnaître par tous ses enfants. Tu as aussi cité « Le mythe de Sisyphe » d’Albert Camus comme étant un livre de référence pour toi. Albert Camus écrit dans ce livre que « De toutes les écoles de la patience et de la lucidité, la création est la plus efficace. Elle est aussi le bouleversant témoignage de la seule dignité de l’homme: la révolte tenace contre sa condition, la persévérance dans un effort tenu pour stérile ».

Voilà notre état d’esprit à Bondy et en Seine Saint-Denis : résolument optimistes et tournés vers l’avenir, soyons créatifs, pour le changement. Et s’il nous faut imaginer Sisyphe heureux, nous voulons tous l’être avec toi au soir du 6 mai. Car notre avenir, nous souhaitons le construire à tes côtés dès 2012, avec toi François, comme Président

« C’est plus de République qui nous permettra de vaincre »

23 mars 2012

François Hollande était le 22 mars à Aurillac pour sa première réunion publique après les drames de Toulouse et Montauban. Retrouvez les temps forts ainsi que l’intégralité (en texte et en vidéo) de son grand discours sur la République, le terrorisme et le rassemblement des Français.

Monsieur le maire, cher Alain, Messieurs les présidents, cher René, cher Jacques, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, chers amis, je suis de nouveau ici à Aurillac, comme voisin, comme ami et cette fois-ci, comme candidat à la présidence de la République. Ce soir, néanmoins, n’est pas un soir comme les autres. Cette réunion publique, à laquelle vous êtes venus nombreux, n’est pas une réunion publique comme les autres. Elle est la première que je tiens après la tragédie de Toulouse et de Montauban. La France, toute la France, a été endeuillée par des assassinats terroristes. Trois victimes choisies pour ce qu’elles incarnaient, l’armée française, puis ensuite quatre enfants foudroyés dans leur école, pour cette haine odieuse qui s’appelle l’antisémitisme. En cet instant et devant vous, ma pensée va vers chacune de ces vies brisées, va vers leurs familles, va aussi aux blessés qui luttent encore contre la mort. L’assassin a choisi ses cibles délibérément, parce qu’il haïssait ce qu’elles représentaient, des soldats de la République, ou ce qu’elles étaient, des enfants juifs dans leur école. Le terroriste voulait, en cette période électorale, nous diviser, introduire le ferment de la folie raciste, antisémite et même épouvanter notre communauté nationale. Il aura échoué. Ce ne sont pas des juifs, des musulmans ou un chrétien qu’il a assassinés, ce sont des Français, des citoyens de la République. Et c’est ce qu’ont exprimé les familles des victimes, les représentants des religions, ensemble, et toute la population.

Le rythme de la confrontation démocratique s’est figé pour quelques jours. Pour ma part, j’ai considéré que c’était nécessaire. Je respecte les choix qu’ont pu faire d’autres candidats. Cette tragédie imposait à tous de s’en tenir aux seules paroles qui convenaient dans cette circonstance, celles de la compassion, celles de la solidarité, mais aussi s’en tenir à la volonté de rechercher le coupable, l’assassin. L’action des forces de sécurité a conduit d’abord à l’identification, à la localisation et à la mise hors d’état de nuire du tueur. Les policiers qui ont mené cette opération méritent toute notre gratitude. Ils ont pris des risques, y compris pour leur propre vie. Et certains d’entre eux ont été blessés. Je veux, devant vous, leur rendre hommage et leur dire notre reconnaissance.

Il y a un temps pour tout, un temps pour s’affronter, un temps pour se réunir ; un temps pour débattre et un temps pour se recueillir ; un temps pour parler et un temps pour se taire. Aujourd’hui, la campagne reprend ses droits. C’est nécessaire ; c’est même indispensable. Le pays a besoin d’un débat clair, transparent, simple et en même temps exigeant. Le pays, c’est-à-dire notre pays, la France, va faire un choix décisif, un choix essentiel, le choix de son destin pour les cinq prochaines années. Un choix d’une personnalité pour représenter l’Etat et donc la Nation tout entière, mais un choix aussi de conception de la société, de la politique, de l’action internationale. Ce choix mérite d’être respecté et le temps qui va maintenant nous être donné pour cette confrontation doit être un temps plein et en même temps un temps digne…..

Retrouvez l’intégralité du discours en cliquant sur le lien ci-dessous.

Intégralité du discours

 

« La force de la République face à l’ignominie »

20 mars 2012

En hommage aux victimes du drame de Toulouse, la campagne présidentielle a été suspendue pour que nous puissions partager ce grand moment de recueillement et de rassemblement républicain.
Veuillez retrouver ci-dessous, le propos tenu par François Hollande à Toulouse en soutien des victimes de cette tuerie.

Ici s’est produit un terrible drame, horrible – quatre morts, trois enfants, un blessé grave. C’est une ignominie, et je devais être là pour exprimer à ces familles meurtries, mais aussi à cette école juive – car c’est une école juive qui a été visée, l’antisémitisme s’ajoutant à l’abjection –, je devais être là aussi pour exprimer ma solidarité à l’égard de la ville de Toulouse. Et dire que ce n’est pas une école, des Juifs, une ville qui ont été touchés. C’est la France tout entière.

Et c’est donc la République, dans ce qu’elle a de plus grand, de plus fort, son unité, qui doit répondre face à cette barbarie. L’assassin devra être retrouvé. Le plus tôt sera le mieux, car c’est un danger majeur. Et puis, il y a la demande de protection et de sécurité qu’expriment des familles, qu’expriment aussi des communautés religieuses qui sont touchées parce qu’elles sont, justement, objet de haine.

 La République, c’est la laïcité – et donc c’est la liberté de la religion. Et c’est la protection de tous ceux qui croient, comme d’ailleurs de ceux qui ne croient pas.

Je suis ici, dans cette école, auprès des familles, auprès des enseignants, pour dire aussi que nous n’oublierons rien : rien de ces enfants tombés dans des conditions atroces, rien de ce directeur d’école qui a vu sa fille assassinée lâchement. Nous n’oublierons rien, pour que la République à chaque fois soit plus grande et plus forte. Parce que la démocratie et la République seront toujours capables défaire la barbarie.

Voilà les mots que je voulais dire ici même, à l’endroit exact où s’est produit le drame. Il y a des moments où nous devons être tous rassemblés, tous unis autour d’une cause qui nous dépasse chacun d’entre nous, chacune d’entre nous, parce que c’est la cause de l’unité nationale, parce que c’est la cause de la République.

Voilà le message que j’ai adressé aux familles, aux parents et aussi aux enseignants.

Voilà le message qui doit être porté partout en France : celui de l’unité et celui de la force de la République face à l’ignominie.

Treize maires de Seine-Saint-Denis unis contre les expulsions

16 mars 2012

Voici mon intervention à la conférence de presse du jeudi 15 mars à Saint-Denis concernant la signature des arrêtés anti-expulsion.

Madame la députée,

Mes chers collègues,

Mesdames et messieurs les représentants du monde associatif et de la société civile,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je tiens à remercier Didier PAILLARD, Maire de Saint-Denis et Stéphane PEU, Président de Pleine commune habitat et Maire adjoint à l’urbanisme et à l’environnement de nous accueillir dans les lieux de cette exposition militante sur les 100 ans du logement social. Je veux aussi saluer le travail de Michel BEAUMALE, Maire de Stains. Depuis plusieurs années, il s’évertue à coordonner les initiatives des Maires de Seine-Saint-Denis qui  agissent ensemble, au-delà de leurs appartenances partisanes, dans le combat pour de la reconnaissance de leur droit à lutter contre la précarité locative et énergétique sur leurs territoires. Nous nous agissons au quotidien sur le terrain, mais nous voulons aussi porter une bataille juridique, symbolique, politique.

Vous le savez, les élus locaux et les Maires plus particulièrement, sont  mobilisés en première ligne sur le front du logement. En Seine-Saint-Denis, nous sommes confrontés quotidiennement  à la précarité des familles les plus modestes qui, fragilisées par la crise et le désengagement de l’Etat en matière sociale, ont parfois de grandes difficultés à assumer les charges de leurs loyers, de leurs factures d’énergie.

Face à cette réalité, nous, élus locaux, sommes souvent bien seuls. Malgré l’explosion du nombre de demandeurs de logement, l’Etat réduit chaque année un peu plus le financement des politiques de  l’habitat. En France, 900 000 familles ont besoin de logement social, en Seine-Saint-Denis, nous avons 65 000 demandeurs de logements.

Dans la France du « tous propriétaires » dessinée par Nicolas Sarkozy, les inégalités en matière d’habitat n’ont cessé de s’accroître ces 5 dernières années. Alors que les ménages les plus aisés ont bénéficié de la réductions des intérêts d’emprunts pour l’acquisition de leur logement principal, les moyens consacrés par ses gouvernements successifs à la reconstitution de l’offre de logement social ont réduit comme peau de chagrin.  L’aide à la pierre a baissé de 340 millions d’euros entre 2009 et 2012. La loi SRU reste inappliquée par 37% des villes concernés et l’Etat ne se donne souvent pas les moyens de recouvrer les amendes dues par ces communes hors-la-loi.

Elus de gauche, nous considérons que la puissance publique doit jouer un rôle majeur en matière de logement. L’Etat doit assurer aux citoyens un de leurs droits les plus fondamentaux, le droit à un logement, à un logement décent. Parce qu’on n’est pas libre quand on n’a pas un toit. L’Etat doit  non seulement encourager financièrement la construction de logements sociaux, mais aussi et surtout être le garant de la mixité sociale et de la solidarité entre les territoires. A travers le logement, c’est notre modèle de société que nous bâtissons.

   

 

Manifestations du 1er mai

3 mai 2010


Plus de 280 défilés ont réuni ce 1er mai, 195.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 350.000 selon la CGT. Les organisations syndicales sont plutôt satisfaites de ce bilan comptable, même s’il est en retrait par rapport à l’an dernier.  Le fait que le défilé du 1er mai correspondent aussi à la fin des vacances en région parisienne n’a pas contribué non plus à favoriser une mobilisation record.

Bouclier fiscal, réforme générale des politiques publiques, emploi, salaire, défense de la retraite à 60 ans… Un slogan résonnait à l’unisson. «Ça ne peut plus durer. Y en a assez de cette société-là… » Les manifestants n’ont pas caché leurs inquiétudes face à la perspective de sacrifices comme en Grèce : l’argent d’abord, l’humain après !
Les socialistes, au côté des travailleurs, étaient présents, bien conscients que ce 1er mai marque le début d’un véritable combat pour un projet de société dont ne veut pas le sarkozysme : une société refusant l’individualisme effrené, une société résolument solidaire.



Fantine et Laurent





Claude, Sylvine et Mathias





Babou





Françoise, Dalila, Babou, Sylvine et Fantine





Dominique