Olivier Delgrande

Burqa : ne faisons pas des femmes qui la portent des « martyrs de la laïcité »

24 avril 2010

Le Gouvernement souhaite faire voter une loi d’interdiction totale du port de la burqa non seulement dans les lieux publics officiels, mais dans tous les espaces publics. Personnellement, bien que je sois opposé, dans le principe, au port de la burqa dans les institutions publiques, – sphère dans laquelle la laïcité doit prévaloir, tout comme la nécessité d’agir à visage découvert dans certains lieux pour des raisons de sécurité et d’identification (une banque par exemple) - Je ne pense pas qu’une interdiction générale et totale soit une bonne solution, et ce pour 3 raisons au moins :

- La difficulté de faire appliquer une telle loi : par exemple, si une femme  intégralement voilée entre chez le boulanger pour acheter du pain, celui-ci devra t-il ou pas lui interdir l’entrée de son commerce, et si oui avec quel moyens, et sur quelle base juridique ? Par ailleurs, comment ce même boulanger devra t-il agir avec un homme de confession juive portant la kippa ou une tenue orthodoxe juive, ou encore, avec un catholique portant une grande croix bien visible autour du cou ? Ces dernières ne feront en effet pas l’objet d’une mesure spécifique comparable à celle appliquée à la burqa, et les femmes en burqa auront beau jeu de crier à la discrimination.

2.   Dans le cas où une interdiction totale et générale de la burqa dans l’espace public serait effectivement applicable et efficace, celles qui la portent et refusent de l’ôter se rendront alors invisibles en ne sortant plus de chez elles, pour pouvoir continuer à le faire. Je ne suis pas sûr que cela soit une bonne chose que ces femmes soient contraintes de se couper du monde. Ce n’est pas cela qui les aidera à s’intégrer, et cela peut même les conduire à plus de radicalité encore.

3. Enfin il reste qu’une interdiction totale et générale pose un problème constitutionnel d’atteinte aux libertés individuelles de chacun. IL se peut donc que la loi soit invalidée sur cette base par le Conseil constitutionnel. Si cela devait arriver, ce serait un formidable désaveu pour les politiques, et un coup de pub de grande ampleur pour les « pro-burqa ». Je ne pense pas q’un tel cas de figure soit souhaitable.

En conclusion, je pense qu’un moyen terme s’impose : interdire le port ostentatoire de tout signe ou vêtement religieux – ou revendiqué comme tel - (burqa, mais aussi croix kippa, turban…etc) dans les lieux publics officiels (ministères, mairies, écoles, tribunaux, centre des impôts, commissariats, services publics etc…) et une certaine tolérance dans les autres espaces de « fréquentation publique ». Pas plus tard que mardi soir j’ai croisé un monsieur en tenue orthodoxe juive (façon Rabbi Jacob) dans le métro et ça n’a pas semblé gêner grand-monde… Pourtant, relativement à la laïcité, ce port n’est pas moins ostentatoire que celui de la burqa…

Olivier DEL GRANDE

Notre projet pour la région : une politique volontariste de soutien aux personnes handicapées et vulnérables

7 mars 2010

La région veut donner l’exemple en favorisant l’intégration et l’autonomie des personnes en situation de handicap par une politique volontariste et coopérative dans tous les secteurs de son action (accessibilité et mobilité, logement, formation et emploi, culture et loisirs)

Nous mettrons en œuvre un certain nombre de priorités :

- 60 000 places en structures spécialisées pour les personnes en situation de grande dépendance ou de handicap, avec un plan spécifique pour l’autisme ;

- un plan de prévention et de lutte contre la maladie d’Alzheimer ;

- un dispositif adapté de formation du personnel pour le maintien à domicile ;

- des aides financières personnalisées pour adapter les logements ;

- un programme de recherche et dépistage dédié aux maladie rares.


Faire le choix de Jean Paul Huchon et d’Abdelhak Kachouri dès le 14 mars 2010, c’est faire le choix d’une région engagée au service de l’égalité !