Après une matinée de militantisme sur le terrain, une après midi de débat organisé par la Ligue des Droits de l’Homme sur le thème :
« Les libertés publiques et les droits sociaux en danger ! »
Des intervenants de qualité comme Etienne Math, économiste, chercheur à l’IRES, Jean Claude Vitran, en charge de la commission LDH « Libertés et nouvelles technologies » et Evelyne Sire-Marin, magistrate, membre du syndicat de la magistrature, ont animé cette rencontre.
Entouré de mes camarades socialistes, j’ai eu le plaisir de représenter notre Parti, aux côtés de l’ensemble des forces de gauche de la ville.
J’ai profité de mon temps de parole pour fustiger la politique du Président Sarkozy et sa doctrine : le sarkozysme !
Une pensée constituée d’un triptyque ravageur :
1/ Le traitement répressif de la précarité
2/ L’étouffement généralisé des contre-pouvoirs
3/ L’instauration d’une société de surveillance
Incapable de répondre aux attentes sociales, le gouvernement se précipite dans l’autoritarisme pour espérer maintenir sa légitimité.
Une conception de l’homme comme soumis à un déterminisme social qui justifie une société où la surveillance est toujours plus aigüe et la restriction des libertés plus forte.
Les injustices, les reniements des droits sociaux et les atteintes aux libertés publiques se succèdent (fichiers liberticides, reprise en main de l’audiovisuel public, réforme des collectivités….)
Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, instaurait en 2000, la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy, nous fait entrer dans une société dans laquelle on est « présumé coupable ! »
C’est l’esprit de suspicion qui règne : suppression du juge d’instruction, explosion des gardes à vue et les dernières trouvailles du gouvernement :
Loppsi II : une énième loi de sécurité intérieure qui préconise les jugements en webcam et la création d’une milice policière baptisée « réserve civile »
Un Guantanamo à la française, nouvelle idée de notre « traître heureux » Eric Besson :
La création de « zones d’attentes spéciales » pour les étrangers et les sans-papiers.
Un lieu où ils seront tenus gardés sans limite dans le temps et sans possibilité de se défendre !
Vous avez bien lu !
L’alternative à cette conception de la société se construit maintenant par une résistance à partir des collectivités locales et des régions en particulier.
C’est pourquoi, nous proposons un bouclier social, une politique du logement pour tous, une vraie politique de réussite pour les jeunes, le développement d’une économie durable, une répartition des richesses plus équitable.
Aujourd’hui avec les régions, demain avec la nation, c’est de la gauche que viendra la solution !
