



C’est le 21 avril 1944 que le Gouvernement provisoire du Général De Gaulle, à Alger, donne le droit de vote aux femmes.
Le 29 avril 1945, il y a 67 ans aujourd’hui, tandis que la seconde guerre mondiale touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire.
Il était temps !
En effet, les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter .
Il y a bien l’exemple de nos amis suisses, qui ont attendu le 7 février 1971 pour imposer le suffrage féminin à tous les échelons politiques.
En revanche, depuis 2012, les femmes sont majoritaires au sein du gouvernement !
Chez nous, qu’en est-il ?
Jusqu’en 1997, les femmes étaient quasi-inexistantes sur les bancs de l’Assemblée Nationale.
Ce n’est que grâce aux socialistes (déjà) et à Lionel Jospin, qui instaura la parité, que le nombre de femmes a augmenté mais c’est encore bien faible et si loin de ce qu’elles représentent.
C’est encore le Parti Socialiste et sa Première Secrétaire, Martine Aubry, à qui je veux rendre hommage, qui a imposé le non-cumul des mandats le 1 octobre 2010, d’abord au sein des élus socialistes et demain, avec François Hollande, Président de la République ( je l’espère), au sein de toute la classe politique.
Il y a la représentation politique et c’est une question fondamentale d’égalité que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, nous y veillerons.
Il y a la vie sociale et économique, où là aussi, les femmes souffrent de discriminations.
C’est la question des inégalités salariales, de la précarité et plus généralement, d’une certaine vision de la femme, qui ne serait pas tout à fait l’égale de l’homme.
Il faut à présent passer un cap, les mentalités ont évolué, le système est encore bien archaïque, bien patriarcal.
Il faut le moderniser, l’actualiser, pour le rendre plus juste, c’est toute la question de l’égalité.
L’égalité, c’est la pierre angulaire du projet de François Hollande.
Cette égalité, nous la ferons !
Ahmed Ben Bella, premier Président de l’Algérie indépendante, de 1962 à 1965, est mort.Sa disparition, comme un symbole, arrive l’année du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.
Il a été l’un des hommes qui ont permis cette indépendance.
En 1954, l’insurrection contre la colonisation française éclate en Algérie et Ben Bella figure parmi les 9 chefs du Front de libération nationale (FLN).
Il est arrêté par l’armée française en novembre 1956.
Ben Bella reste cinq ans et demi dans les prisons françaises et mène plusieurs grèves de la faim pour obtenir une amélioration des conditions de détention des prisonniers algériens.
Comme Président, il a souhaité construire une Algérie de type socialiste et sortir de la misère des millions de ses concitoyens.
On retiendra également de ses trois années au pouvoir l’emprisonnement des opposants et la répression dans le sang d’insurrections en Kabylie.




La campagne officielle est donc lancée aujourd’hui, à vrai dire c’est une formalité administrative, juridique et démocratique car la campagne bat son plein depuis plusieurs mois à présent et l’heure de vérité approche…
Les sondages de ces derniers jours, les courbes, les statistiques, n’ont qu’un intérêt : ils montrent que rien n’est encore fait !
Le président-candidat, après avoir été le président des inégalités, le président d’un camp, d’un clan, celui des nantis, des plus aisés, leur accordant 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, après avoir été le président de la rupture avec le peuple, veut se métamorphoser en porte-parole du peuple !
Quelle imposture !
Quelle imposture de prétendre être le candidat du peuple quand sa politique a augmenté le nombre de chômeurs de 1million en 5 ans !
Quelle imposture de prétendre être le candidat du peuple, quand sa politique fait que 4 millions de nos concitoyens ont du mal à se soigner !
Quelle imposture de prétendre être le candidat du peuple, quand 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et que 150 000 salariés sont dans une situation de grande précarité !
Quelle imposture de prétendre être le candidat du peuple, quand on a abandonné l’éducation des enfants en supprimant 80 000 postes à l’école !
Le président sortant est bel et bien le candidat du vent !
Sans aucune forme de scrupule, il promet tout et son contraire avec le même aplomb, espérant à la fois refaire le coup de 2007 et démobiliser les électeurs du changement qui pourraient se dire que l’élection est déjà gagnée.
Militants, sympathisants, citoyens : engagez vous ! mobilisez vous !
Plus que l’envie, nous avons la responsabilité de créer le changement !
Le changement pour une juste répartition des efforts, le changement pour enfin l’égalité et la justice républicaines, le changement pour une nouvelle espérance.
Cette responsabilité oblige !
Elle oblige à ne laisser aucune place à la dispersion pour éviter la tragédie d’un nouveau « 21 avril ».
Elle oblige à une mobilisation massive pour donner la force au seul candidat capable de rassembler les français et de redresser notre pays : François HOLLANDE.
Rassemblement et mobilisation avec un seul vote dès le 22 avril : François HOLLANDE !
Le DALO (droit au logement opposable) qui était sensé être la solution miracle pour aider toutes les personnes qui
souffrent du mal-logement ou qui cherchent désespérément un toit, est une farce, une manipulation sarkozyste supplémentaire, rien de plus.
Même dans son nom (DALO), l’ineptie est flagrante car un droit, par définition, est toujours opposable.
Alors que la crise du logement est de plus en plus insupportable pour nos concitoyens, le comité de suivi de l’application du DALO dresse un rapport affligeant de la situation.
27 500 ménages déclarés prioritaires attendent toujours une proposition de logement.
Ils représentent 15% du total des recours devant les tribunaux.
Le rapport dénonce un « Etat hors la loi », qui préfère payer des pénalités à lui-même que de faire évoluer la situation.
Toutes les associations spécialisées disent qu’il faudrait construire entre 500 000 et 900 000 logements sociaux pour combattre efficacement cette crise et permettre aux gens qui en souffrent de pouvoir enfin se poser et se projeter.
Nous ne devons plus accepter que des mères isolées, des jeunes et des familles de plus en plus nombreuses soient condamnés à l’errance et à la rue.
Il nous faut tenir un objectif de construction de 150 000 logements sociaux par an pour endiguer la crise.
En 2007, Nicolas Sarkozy promettait la rupture, il a rompu avec le pacte républicain !

Leur crime : manifester pour demander l’indépendance de leur pays et dénoncer le couvre-feu injuste et brutal entre 20h30 et 5h30 du matin pour les algériens de métropole ou plutôt »les musulmans indigènes ».
Alors que la manifestation se déroule pacifiquement, les forces du Préfet de police Maurice Papon déclenchent une répression barbare.
Les manifestants sont jetés à l’eau, frappés avec une rare violence.
N’oublions pas cette tragédie de notre Histoire, ne la nions pas !
Il faut connaître le passé pour comprendre le présent et construire l’avenir.
Une seule Histoire pour la France, pays de l’Empire colonial mais aussi, pays des Lumières, des droits de l’homme, des valeurs républicaines et terre d’immigration.
Il y a un destin commun entre tous les enfants de la France, quelque soit leur origine, et particulièrement les français issus de l’immigration post-coloniale.
Il est essentiel de faire la lumière sur l’Histoire de notre pays, non pour se repentir, mais pour permettre à chaque français aujourd’hui, de notre France de toutes les couleurs, de porter Haut son identité républicaine apaisée, acceptée et reconnue.
Mon ami, Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, a écrit au Président de la République au sujet des événements du 17 octobre 1961.
Vous trouverez sa lettre ci-dessous.