Laurent Quinet

Nous sommes tous des grecs !

25 avril 2010

La Grèce sollicite l’activation du mécanisme d’aide du Fonds Monétaire International (FMI) et de l’Union Européenne (UE) mais l’Allemagne traîne (encore) des pieds.

Le gouvernement grec actuel (qui, rappelons le, n’est pas celui qui a maquillé les comptes publics) a déjà augmenté la fiscalité, repoussé de deux ans l’âge de la retraite, baissé les salaires des fonctionnaires, arrêté de remplacer ceux qui partent à la retraite,… Un plan de rigueur encore bien plus important s’annonce qui empêchera ainsi, en période de récession, toute possibilité de relance publique de l’économie nationale.

La crise grecque, malheureusement, met en lumière l’absence de politique européenne de coopération, voire de solidarité, budgétaire, fiscale et sociale. L’UE ne peut déployer des politiques économiques cohérentes telles qu’une harmonisation les conditions sociales et fiscales. C’est pourtant la voie à suivre pour sortir de l’impasse actuelle et réduire les déséquilibres entre des pays comme l’Allemagne et ses énormes excédents extérieurs et les fameux PIGS (cochons – c’est-à-dire Portugal, Ireland, Greece, Spain en anglais). Ces soi – disants mauvais élèves de la zone euro sont pourtant, à la faveur d’une forte consommation interne, des débouchés européens de premier choix pour l’Allemagne. Ce qui n’empêche pas Madame Merkel, sous la pression de son calendrier électoral (des élections régionales dans quelques jours), d’essayer de freiner le processus d’aide à la Grèce.

Demain, le Portugal puis l’Espagne, l’Irlande, voire la France, pourraient se retrouver dans la même situation que la Grèce. Mais les perdants ne sont pas que les Grecs aujourd’hui ou les Portugais demain : c’est l’ensemble des citoyens européens, qui paient au prix fort la crise économique. Nous sommes tous des grecs. Les gagnants sont, eux, du côté de l’industrie financière, responsable de la crise économique, puis sauvée par les contribuables sans réelles conditions. C’est elle qui impose encore et toujours ses règles aux gouvernements et spécule à son profit sur leur possible faillite.

Nous devons changer de modèle économique et social pour que cesse le diktat actuel des marchés financiers. Nous devons construire une Europe solidaire et sociale. Le PS en France et à l’échelon européen s’y atèle déjà sans relâche.

Laurent QUINET

Notre projet pour la région : des transports modernes, réguliers et propres.

25 février 2010

Les Franciliens ont besoin de confort, de sécurité, de ponctualité dans leurs transports

Notre ambition : convaincre nos concitoyens d’utiliser les transports en commun pour fluidifier nos routes tout en luttant pour la préservation de l’environnement.

Dans cette perspective, nous proposons des projets très concrets pour développer l’attractivité de notre région et tenir compte des difficultés sociales des plus fragiles :

-          la carte IMAGIN ‘R pour tous les jeunes de moins de 26 ans non salariés ;

-          des transports gratuits pour les jeunes en insertion ;

-          poursuivre la modernisation de tous les RER et prolonger le RER E vers Mantes ;

-          renforcer la présence humaine dans les gares ;

-          développer l’information aux usagers ;

-          des bus en site propre en moyenne et grande couronne ;

-          6 nouveaux tramways ;

-          des transports en commun toute la nuit du samedi au dimanche.


Faire le choix de Jean Paul Huchon et d’Abdelhak Kachouri dès le 14 mars 2010, c’est faire le choix  des transports propres, efficaces et accessibles à tous !

Même la police descend dans la rue !

7 décembre 2009

Aujourd’hui les policiers manifestent « leur immense ras-le-bol » !

A cette occasion, les représentants des forces de l’ordre ont remis une « lettre aux citoyens » afin de nous alerter sur l’entreprise de démolition (une de plus) d’un service public supplémentaire, la Police Nationale.

A l’heure où le gouvernement de droite fourbit son discours populiste et électoraliste en agitant le chiffon rouge de l’identité nationale, à l’heure où ce même gouvernement essaie de nous « vendre » comme nouvelle avancée sécuritaire la vidéosurveillance, les policiers dénoncent la politique du chiffre, un ministre de l’intérieur déconnecté des réalités de terrain, une exposition permanente aux violences dans un contexte de baisse systématisée des effectifs. In fine, c’est la sécurité des citoyens qui est en danger à cause de la politique de M.Sarkozy.

A l’image de l’éducation nationale et de la Poste, ce gouvernement a décidé de détruire systématiquement une certaine idée du service public fait pour le plus grand nombre, pour les plus faibles, partout sur le territoire. Boulevard Saint-Germain et sur les Champs – Élysées, où vivent nos élites, la police est visible. Qu’en est-il dans nos quartiers ? La police de proximité a été purement et simplement supprimée. Après plusieurs années d’une politique contre-productive,  voilà que Monsieur Hortefeux et son inspirateur, le Président Sarkozy, nous proposent la vidéosurveillance. Ils « oublient » au passage de dire qu’elle est déjà déployée dans les communes, financée le plus souvent sur des budgets de collectivités et bien entendu, même si elle est nécessaire et dissuasive, elle ne remplace pas la présence de policiers.

Il est temps que les masques tombent ! Monsieur Sarkozy s’est fait élire sur son image de « 1er flic de France » et, depuis lors, il ne cesse de vanter le recul de l’insécurité. Thème épuisé jusqu’à la corde puisque dans tous les autres domaines de la politique gouvernementale, il va, de manière évidente, d’échec en échec. Mais comment peut-on encore le croire alors que même les fonctionnaires de police dénoncent l’incurie gouvernementale en matière de sécurité ?

Comment peut on encore le croire, quand sa ministre chargée du Plan Banlieue avoue que les moyens donnés sont très faibles et que l’emploi, la mixité sociale, l’éducation, l’insertion, le pouvoir d’achat qui sont des leviers déterminants pour lutter contre l’insécurité, sont méprisés par le gouvernement de droite !

La sécurité est un enjeu politique des plus importants, il doit être abordé avec sérieux et responsabilité, dans une approche globale.

M.Sarkozy traite cette question cruciale uniquement en terme de variable d’ajustement électoral, créant les peurs et alimentant la division et l’exclusion.

Les policiers eux mêmes lui disent STOP !

Laurent QUINET