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« Quel président comptez-vous être ? »: le moment marquant du débat

3 mai 2012

La déclaration de François Hollande :

« Un Président qui, d’abord, respecte les Français, qui les considère. Un Président qui ne veut pas être Président de tout, chef de tout et, en définitive, responsable de rien.

Moi, Président de la République, je ne serai pas chef de la majorité. Je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée.

Moi, Président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur.

Moi, Président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien.

Moi, Président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. Je ne nommerai pas les membres du parquet, alors que l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature n’a pas été dans ce sens.

Moi, Président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les Directeurs des chaînes de télévision publiques. Je laisserai cela à des instances indépendantes.

Moi, Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.

Moi, Président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’Etat. Je le ferai réformer, de façon à ce que, si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse, dans certaines conditions, me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat, ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances.

Moi, Président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire. Autant de femmes que d’hommes.

Moi, Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêt.

Moi, Président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.

Moi, Président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.

Moi, Président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi ou ce qui relève de la négociation.

Moi, Président de la République, j’engagerai de grands débats. On a évoqué celui de l’énergie. Il est légitime qu’il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens.

Moi, Président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives de 2017 car je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soit représenté.

Moi, Président de la République, j’essayerai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions. En même temps, je ne m’occuperai pas de tout et j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français.

J’avais évoqué une présidence normale. Rien n’est normal quand on est Président de la République puisque les conditions sont exceptionnelles. Le monde traverse une crise majeure, en tout cas l’Europe. Il y a des conflits dans le monde, sur la planète, l’enjeu de l’environnement, du réchauffement climatique. Bien sûr que le Président doit être à la hauteur de ces sujets-là mais il doit aussi être proche du peuple, être capable de le comprendre. »

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DU DEBAT

Nouvelle donne internationale et européenne: le texte adopté

18 septembre 2010

Le mercredi 8 septembre s’est tenu à huis clos le conseil national du PS. Au programme, le vote du texte de la convention «La nouvelle donne internationale et européenne», qui a été adopté à l’unanimité par le Conseil national, et sera soumis à l’amendement et au vote des militants le 30 septembre.

Le texte adopté >> télécharger

Martine Aubry : la rigueur est déjà là !

15 mai 2010

Situation en Europe. «Il a fallu attendre la pression des finances et des banques et l’effondrement des bourses» pour que l’Europe agisse. Maintenant, «il va falloir faire ce que nous aurions du faire depuis un an», explique Martine Aubry, qui rappelle que les discours triomphalistes au sortir des G20 n’ont pas été suivis d’effets.

«Il faut que les agences de notation soient indépendantes des banques et du système financier», a estimé la première secrétaire du PS.

«J’ai été honteuse de voir ces derniers jours que les politiques, ceux qui sont censés mener la société, se sont mis à plat ventre devant les marchés financiers tardivement, alors qu’ils n’ont pas été capable de prendre ces mesures de solidarité pour les peuples et les citoyens», affirme-t-elle.

Plan de rigueur. «Il faut revenir à une situation moins grave en matière de dette publique, mais sans casser la croissance.» La rigueur, elle existe déjà, note Martine Aubry. Quand on a baissé les impôts des plus riches, quand on a tout fait payer aux salariés et aux retraités, qui ont vu leurs pensions baisser depuis les réformes Balladur et Fillon, quand la santé coûte plus cher dans notre pays, quand on casse les services publics». Pour la première secrétaire du PS, «Il faut aujourd’hui trouver les moyens à la fois de réduire cette dette qui est insupportable», en faisant «payer ceux par qui l’horreur est arrivée: les banques, le système financier, les porteurs de capitaux», et en revenant sur les «mesures injustes», d’un montant totale de 30 milliards d’euros.

Retraites. Selon Martine Aubry, «il y a des solutions, à condition qu’on veuille véritablement s’attaquer à cette réforme, de manière structurelle, c’est à dire qu’il faut changer vraiment le système et de manière juste.» Avec les réformes Balladur et Fillon, «on a fait payer les salariés et on a baissé les retraites, et on est devant la même situation», rappelle la première secrétaire du PS. repousser l’âge légal, c’est la mesure la plus injuste, quand on sait que la plupart des gens entre 55 et 60 ans sont en chomâge, quand on sit le nombre de salariés qui sont usés et ne travaillent pas à 60 ans, il faut leur garder cette possibilité».

Martine Aubry a affirmé que le PS fera ses propositions «la semaine prochaine, et vous verrez que nous ne nous contenterons pas de régler le problème sur les trois ans, nous proposerons un sytsème global qui permettra d’apporter de nouvelles ressources».