CG 93

Claude Bartolone réélu président du conseil général de Seine-Saint-Denis

31 mars 2011

Claude Bartolone, réélu président du Conseil… par Seine-Saint-Denis

Les Communistes et la Droite alliés contre les collégiens de Seine Saint-Denis ?

19 octobre 2010

Jeudi dernier, le Conseil général de Seine-Saint-Denis était réuni pour adopter un Plan Exceptionnel d’Investissement, permettant la construction ou la réhabilitation de 21 collèges, de 9 cuisines centrales, de 12 gymnases, de 3 internats et la mise en place d’un vaste plan numérique, pour un montant total de 703 millions d’euros. Bondy n’était pas oubliée avec la reconstruction des collèges Jean Renoir et Pierre Curie, attendue depuis longtemps sur notre ville. Le groupe communiste et les élus UMP-NC ont provisoirement fait échouer l’adoption de ce plan en quittant ensemble la séance et empêchant, faute de quorum la poursuite de la réunion. Une nouvelle séance a immédiatement été convoquée pour Dimanche 17 octobre par Claude Bartolone.

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Ce matin, dimanche 17 octobre, nous sommes donc revenus dans la salle des séances du Conseil général et nous n’avons pas renoncé. En l’absence de nos collègues des deux groupes communistes, hormis Jean-Jacques Karman, d’Aubervilliers, et des conseillers généraux UMP et Nouveau Centre…


…nous avons débattu pendant 3 heures et adopté le Plan Exceptionnel d’Investissement pour les Collégiens. Plusieurs interventions d’élus passionnés par l’avenir de leur territoire, dont mon ami Gilbert Roger rappelant l’attente depuis plus de 10 ans, de la communauté éduative de Bondy pour la reconstruction de nos deux collèges. Combien de principaux, de parents d’élèves et de professeurs se sont succédés sur ces collèges, désespérant de connaitre le début des constructions promises par leurs élus ? Comment pouvait-il en être autrement ? Depuis des années, nous alertons nos collègues communistes qui ont dirigé ce département pendant 40 ans, sur l’insuffisance des investissements réalisés par le Conseil général et le risque que leur absence de décisions faisait peser pour les futures générations de collégiens attendues suite au baby-boom des années 2000.

Pour les élus communistes, participer à ce débat et voter ce plan qu’ils promettent depuis des années sans jamais avoir pu ou voulu le réaliser était trop dur, car cela mettait trop en évidence les faiblesses de leur gestion passée ! Quant aux arguments liés au mode de financement (le PPP), cela prêterait à sourire si le sujet n’était pas si sérieux de la part de ceux qui ont endetté le département dans des proportions inégalées, grâce aux emprunts toxiques, symbole des dérives du capitalisme financier. Certes, de nombreuses collectivités se sont faites abuser par les banques mais notre département en a été le champion toutes catégories avec 97 % d’emprunts toxiques ! ceux-là mêmes que nous remboursons aujourd’hui avec des taux d’intérêt usuriers … jusqu’à 20 % !!! Nos collègues nous reprochent par ailleurs le manque de concertation mais, sur les 21 collèges qui entrent en opération lourde, 18 avaient été inscrits par eux au Programme Pluriannuel d’Investissements … , programme voté depuis au moins 10 ans. La concertation n’a que trop duré.


Pour les élus UMP-Nouveau Centre, il s’agissait de répondre aux injonctions de leurs dirigeants nationaux qui, à 6 mois d’élections cantonales périlleuses pour la droite, voudraient nous empêcher d’agir. Alors même que chacun d’eux ne cesse de réclamer au président du conseil général l’inscription du collège de son canton dans ce Plan.

Face à cela, les élus socialistes avaient décidé de faire front commun et de ne pas laisser sacrifier l’avenir des jeunes de Seine Saint-Denis au nom de petits calculs électoraux !

Alors certes, l’Etat nous doit toujours 640 millions d’euros et nous ne faiblirons pas dans l’exigence de restitution des sommes dues. 60 présidents de conseils généraux (58 de gauche et 2 de droite) ont d’ailleurs saisi le Premier Ministre à ce sujet. Une saisine du Conseil Constitutionnel est aussi prévue afin qu’il puisse se prononcer sur le lien pervers que l’Etat a institué avec les collectivités territoriales. Mais cela n’empêche que nous devons assumer les responsabilités qui sont les nôtres, notre compétence première à savoir l’accueil des enfants dans les collèges, sans attendre le grand soir fiscal.



Notre département, très jeune, connait une poussée démographique qui nous oblige aussi à préparer l’avenir. Sans cela, l’Etat serait même fondé à inscrire lui-même cette compétence obligatoire dans notre budget.


Alors nous y sommes. le Plan est voté et 21 collèges entrent en opération : 2 reconstructions déjà en cours, 9 reconstructions vont démarrer (dont les 2 collèges de Bondy), 6 nouveaux collèges vont être construits et 4 autres entreront en rénovation-réhabilitation A côté de cela, 12 gymnases sont prévus pour les collèges qui n’en ont pas à proximité et 9 cuisines centrales vont aussi être créées. Sans oublier  le plan numérique 2011-2015 (équipement numérique avec l’acquisition de matériel informatique, mise en place ENT Celi@, raccordement très haut débit THD et le câblage des établissements).

pour toutes précisions : http://www.seine-saint-denis.fr/Plan-exceptionnel-d-inves…


 

 

Claude Bartolone, Président du Conseil général, a eu raison de préciser que notre département fabriquait l’écrin. Mais que nous attendions de l’Etat, et donc de l’Education Nationale, qu’elle puisse tailler le diamant. Les plus beaux collèges, les mieux équipés, ne seront rien sans l’indispensable présence humaine, sans les qualités des équipes éducatives.

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin » a tenu à rappeler mon collègue Daniel Guiraud, Vice-président du Conseil général en charge des finances et Maire des Lilas,. Nous avons montré notre détermination et je suis fière, pour les bondynois, pour les séquano-dionysiens, d’avoir voté ce plan qui contribue à préparer l’avenir de nos enfants. Quant à nos détracteurs, juste leur rappeler la parole d’Hegel évoquant son collègue Kant : « Kant a les mains pures, mais il n’a pas de mains ».


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Départements menacés : signez la pétition !

1 juillet 2010

Le gouvernement veut étrangler les départements de France, des collectivités au service des citoyens. Montrons notre attachement au service public de proximité en signant la pétition.

Les départements de gauche mettent le Président Sarkozy devant ses responsabilités

27 juin 2010

Services publics en danger !

11 mai 2010

LA MOBILISATION SE POURSUIT


Après le vote en avril dernier d’un budget de révolte, le Président du Conseil général et les élus ont marqué leur ténacité à dénoncer la politique de destruction des services publics par l’Etat en Seine Saint Denis et son désengagement financier vis-à-vis du Département en apposant sur le fronton de son bâtiment Pablo Picasso à Bobigny une grande banderole de protestation jeudi 6 mai. Claude Bartolone a décliné l’ensemble des actions qui ponctueront ce mois de protestation. Je vous invite toutes et tous à signer la pétition (Cf. texte ci-dessous)

Gilbert Roger


Services publics en danger !

Le Président de la République a présenté le 20 octobre plusieurs projets de réforme en vue de modifier l’organisation territoriale de notre pays.  Ces projets font peser une lourde menace sur les collectivités locales en général et sur le Département en particulier. Leur ambition est de réduire la liberté d’action et d’initiative des conseils généraux et régionaux à travers la recentralisation de la France mettant ainsi en péril la démocratie locale et les services publics apportés aux habitants. 

Ces réformes peuvent se résumer en trois points :


La suppression de la taxe professionnelle


La taxe professionnelle est un impôt payé par les entreprises et dont bénéficient les communes, les départements et les régions. Elle devrait être remplacée par une dotation de l’État.
Pour la Seine-Saint-Denis cette suppression représenterait une perte de 341 millions d’euros : le Département perdrait son autonomie financière et deviendrait une sous-administration de l’État. 
Alors que l’État doit déjà au Département 485,9 millions d’euros suite aux transferts de compétences non compens&eacu te;s, on peut douter qu’il soit au rendez-vous de sa parole pour compenser la suppression de cette taxe.
Conséquence :
Elle aura un impact très négatif pour la population : une baisse des services publics et une augmentation inéluctable des impôts locaux. 

La restriction des compétences du Département


La réforme prévoit la suppression de la clause générale de compétence, les actions du Département se limite raient alors à ses compétences légales : la solidarité ; la construction et l’entretien des collèges ; la voirie départementale.
Conséquence :
La liberté d’action du Département serait grandement limitée : impossible de financer les associations culturelles, sportives ou de la vie locale.

La suppression des conseillers généraux et régionaux


Ils seraient remplacés par des conseillers territoriaux dès 2014 qui siègeraient à la fois dans les assemblées départementales et régionales ; leur nombre serait ainsi divisé par deux. Cette mesure démagogique ne permet trait en rien de faire des économies puisqu’en Seine-Saint-Denis les dépenses liées aux élus ne représentent que 0,2% du budget. 
Conséquence :
Moins d’élus donc moins de proximité avec la population et moins de service public local. C’est aussi une liquidation des contre-pouvoirs locaux.

Signez la pétition pour défendre votre Département !


Budget de révolte du CG 93 : texte de l’intervention de Gilbert Roger

12 avril 2010

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs,


Nous nous retrouvons aujourd’hui réunis pour un moment important dans la vie d’une collectivité : le vote du budget primitif. Celui de notre département, la Seine Saint Denis, 1,6 millions d’habitants (es), l’un des plus peuplés de France. Je tiens, auparavant, à remercier la direction générale, l’ensemble des chefs de service et les agents qui ont beaucoup donné de leur temps et ont accepté les efforts demandés pour ce budget 2010.

Celui-ci est présenté dans un contexte national de crise profonde.


Les Français et plus particulièrement les Sequano-dionysiens ont montré, par leur vote, voire même par leur abstention, lors des dernières élections régionales, leur désarroi, leur inquiétude, leur colère, jusqu’à leur révolte face aux coups que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République,  leur assène. Je dirais avec humour : des réformes, des réformes oui, mais des réformes plus justes.


Or tel n’est pas le cas actuellement. Nous sommes le département qui avons la population la plus jeune, certes, mais aussi la plus touchée par la crise. Nous devons donc répondre plus que d’autres à la demande sociale en y consacrant une part toujours  plus importante.

C’est de notre responsabilité, puisque le gouvernement dédaigne notre territoire. Tous les mauvais coups sont permis : moins de dotations, plus de transferts.


Mais aujourd’hui il faut le dire et le répéter : les collectivités territoriales sont mal menées, toujours suspectées d’être « riches » et chargées années après années de compétences nouvelles jamais correctement compensées. Je parle pour l’ensemble des collectivités : communes, départements, régions. Le président de l’Association des Départements de France (ADF), Claudy Lebreton le disait fort bien : les charges sociales non compensées aux départements ont représenté 3,8 milliards d’euros en 2008, 4,2 en 2009.


Mais je vous entends déjà, Madame et  Messieurs de la Droite, affirmer que cette « bronca » ne vient que des départements de gauche. Eh bien non ! Car si l’on en croie l’Association des Départements de France, cette situation dramatique touche ainsi autant les départements de gauche, que ceux de droite, car la réforme est la même pour tout le monde. Je vous rappelle que le bureau de l’ADF votait à l’unanimité – je dis bien – unanimité y compris vos collègues de la droite et du centre, le 9 mars dernier une délibération qui invitait l’Etat à accroître le financement national de ces allocations universelles dans le cadre du pacte républicain.


Comme je l’avais rappelé à Monsieur le Préfet, à l’automne dernier, l’Etat ne peut ignorer le mécontentement et la défiance des élus (es) locaux sur les projets gouvernementaux

Se rend-il compte de la façon dont il nous étrangle ?

Les exemples sont nombreux tel le fameux bouclier fiscal qui nous ponctionne du cynique « ticket modérateur » alors que le richissime département des Hauts de Seine n’en paie comme par hasard pas.


L’Etat charge la barque chaque jour. Regardez ces routes nationales délabrées sans entretien et qu’on nous confie sans un sou pour au moins les mettre à niveau de sécurité.

Je l’avais dit, personne y a cru, et c’est fait…Même l’autouroute A3 qui, de porte de Bagnolet à Roissy CDG, est un axe majeur, est désormais plongée dans le noir. Quelle transition avec les tunnels rutilants de peinture et lumières à Neuilly/La Défense !


Que ferons-nous quand nous ne pourrons plus financer le RSA, l’APA ? Une fois encore on décharge sur autrui ce qu’on ne peut plus payer. Ce gouvernement est indigent, alors il fait payer aux autres son incapacité chronique.

« Les départements de France seraient dépensiers ! » la bonne excuse, la fausse excuse ! En réalité les départements sont …Trop à gauche alors il faut les faire disparaître – en douceur- car cela gronde aussi dans les pays ruraux. La direction des collectivités territoriales (le gendarme du Ministre de l’Intérieur)  l’avoue : en 2011, pas moins de 62 conseils généraux seront au bord du gouffre. On nous tue à petit feu et en plus le gouvernement attend de nous qu’on liquide le mouvement des  associations culturelles, sportives, et autres ?


Et ne nous faites pas le procès de la mauvaise gestion comme  Monsieur Marleix, l’homme aux ciseaux d’or, qui aime charcuter les circonscriptions pour essayer de sauver l’UMP en 2012. Plutôt que de nous jeter au visage les emprunts toxiques, il ferait mieux avec les autres Ministres de remplir les caisses de l’Etat pour nous rembourser notre dû. Quant à notre virtuelle mise sous tutelle, laissez moi rire, s’il existe une collectivité qui devrait être sous tutelle c’est bien l’Etat. Vous me direz après la Grèce, c’est peut être ce qui nous attend au FMI, cocasse non ?

Revenons à notre département.


A minima, le gouvernement nous doit 74 millions d’euros. Dès lors ce budget en tient compte et à livres ouverts, nous pouvons aisément prouver ce dû ! Que l’Etat  vienne autour de la table pour signer le chèque ou expliquer aux citoyennes et citoyens de nos quartiers populaires qu’une fois encore il se moque de nous !

Car depuis 2008, nous avons pris nos responsabilités et toutes nos responsabilités. Et nous les prendrons cette année encore.

Ne nous trompons pas d’ennemis.

OUI nous voulons donner à nos habitants plus de culture,

OUI nous voulons donner à nos habitants plus de sport

OUI nous voulons donner à nos habitants plus de solidarité

OUI nous voulons donner à nos habitants plus d’emplois.


Nous ne voulons, les socialistes, la peau de personne, mais nous ne pourrons continuer ainsi, car comme l’avait si bien dit Azzedine l’an dernier au même moment : Face à la crise, on n’est pas dans le monde des Bisounours, on est dans un monde réel où les inégalités sont criantes. Et je rajouterai : on est dans un monde où des choix parfois difficiles, parfois cruels doivent être pris. François Mitterrand l’a bien résumé en disant que l’action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas de place à l’incertitude.

Mais je reste convaincu que nous donnerons à notre département et ses habitants la vision d’une Seine Saint-Denis pleine d’avenir.


Je vous remercie.

Budget de révolte du CG93 : intervention de Gilbert Roger

11 avril 2010



Gilbert_Roger
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Un budget de révolte en Seine-Saint-Denis !

9 avril 2010

itw Bartolone – Budget Seine-Saint-Denis
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