Parole aux Militants

Poutine : un air irrespirable

14 août 2010

A Moscou, des millions de gens suffoquent et inhalent des gaz charbonneux du fait de la flambée des forêts environnantes.

L’air est irrespirable, les cendres envahissent l’atmosphère et le thermomètre dépasse les 45°.

On compte plusieurs milliers de morts.

Les services de pompiers, les médecins et les morgues sont dépassés par les événements.

Pouvait on anticiper et éviter cette catastrophe ? assurément oui, en tout cas la contenir, la limiter.

Seulement voilà, la politique du fantoche Medvedev, articulé par Poutine, alimente structurellement la corruption.

C’est ainsi que la privatisation des domaines forestiers, au profit de l’oligarchie du bois, a précipité la disparition des gardes forestiers, qui assuraient le contrôle et l’entretien des forêts.

A quoi bon payer des gardiens, puisqu’on peut se procurer très facilement des certificats de conformité aux mesures anti-incendies ?

Une problématique tragique prend forme : la gestion des sites nucléaires situés sur les zones incendiées ! 

Voici donc un Etat qui prétend défendre les intérêts de ses concitoyens par le biais unique de ce qu’il appelle le maintien de l’ordre (Tchétchénie, emprisonnements des opposants politiques, répression en tout genre, culte de la personnalité de Poutine).

Un Etat qui est devenu l’un des illustres symboles du libéralisme débridé, tout ce qui n’apporte rien est abandonné, on en voit le résultat.



Vous aviez dit « Gratuité » !

9 août 2010

 

En janvier 2007, à l’initiative de J.C Lagarde, Député-Maire de Drancy, la gratuité de la cantine scolaire élémentaire était instituée à grands coups d’effets de manche et de passages plateau télé/radio sur les communes de Drancy et le Bourget.

J.C Lagarde vantait et surtout vendait son idée généreuse qui devait, selon les dires de son créateur , offrir un repas digne de ce nom à tous les élèves fréquentant les écoles élémentaires de Drancy et du Bourget.

D’ailleurs, dans la foulée, ce généreux député Nouveau centre qui veut faire de sa ville un deuxième Raincy du 93, avait alors déposé un texte de loi sur «  l’obligation de la gratuité de la cantine pendant toute la durée de la scolarité obligatoire  ».

Septembre 2010 : monsieur Lagarde dans le cadre de la communauté de communes ( Drancy, le Bourget et Dugny) revient sur sa belle idée .

En effet , la gratuité pour tous les enfants scolarisés sur ces trois villes ne sera plus qu’un lointain souvenir ;

Pour toutes les «  familles hébergées  », mais aussi pour tous les enseignants ou autres fonctionnaires ( nationaux ou territoriaux) qui pour des raisons de commodités ont scolarisé leurs enfants sur une de ces trois villes, la gratuité ne sera plus d’actualité !

Mais à quelle hauteur ?!!!

De la gratuité totale de janvier 2007, le repas passera pour ces dernières familles à 6€50.

On est donc loin de la philosophie première de monsieur Lagarde. On est donc très loin de la mise en place de son projet de loi.

Parions que la prochaine étape sera le retour de la participation familiale !


Quand le fait du Prince se substitue à la démocratie ou le règne de Nicolas Sarkozy

22 juillet 2010

Le député-maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini (Nouveau centre) a été élu président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), organisme chargé de réaliser la double boucle de métro automatique autour de Paris.


Un amendement voté préalablement au Sénat a porté de 65 ans à 70 ans l’âge limite pour accéder à la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris.

Une faveur dont n’avait pas bénéficié Patrick Devedjian, forcé de quitter la présidence de l’Epad à … 65 ans (souvenons nous de l’épisode du Prince Jean)

Nicolas Sarkozy nous fait une nouvelle démonstration de sa conception de «  l’Etat irréprochable  » : faire de la place à son fils et à ses amis, quitte à bouleverser la loi, car «  la loi, c’est lui !  »

Pourtant, dans son dicours fondateur du Grand Paris, prononcé le 29 avril 2009 au palais de Chaillot, il avait souligné que ce projet « ne peut se faire sans les élus et les collectivités ».

Une fois de plus, la réalité est tout autre : ce sont 11 fonctionnaires représentants de l’Etat au conseil de surveillance du Grand Paris qui ont permis l’élection d’André Santini.

Un choix politique a été imposé aux fonctionnaires dont la caractéristique principale est la….neutralité !

Nous sommes tous des grecs !

25 avril 2010

La Grèce sollicite l’activation du mécanisme d’aide du Fonds Monétaire International (FMI) et de l’Union Européenne (UE) mais l’Allemagne traîne (encore) des pieds.

Le gouvernement grec actuel (qui, rappelons le, n’est pas celui qui a maquillé les comptes publics) a déjà augmenté la fiscalité, repoussé de deux ans l’âge de la retraite, baissé les salaires des fonctionnaires, arrêté de remplacer ceux qui partent à la retraite,… Un plan de rigueur encore bien plus important s’annonce qui empêchera ainsi, en période de récession, toute possibilité de relance publique de l’économie nationale.

La crise grecque, malheureusement, met en lumière l’absence de politique européenne de coopération, voire de solidarité, budgétaire, fiscale et sociale. L’UE ne peut déployer des politiques économiques cohérentes telles qu’une harmonisation les conditions sociales et fiscales. C’est pourtant la voie à suivre pour sortir de l’impasse actuelle et réduire les déséquilibres entre des pays comme l’Allemagne et ses énormes excédents extérieurs et les fameux PIGS (cochons – c’est-à-dire Portugal, Ireland, Greece, Spain en anglais). Ces soi – disants mauvais élèves de la zone euro sont pourtant, à la faveur d’une forte consommation interne, des débouchés européens de premier choix pour l’Allemagne. Ce qui n’empêche pas Madame Merkel, sous la pression de son calendrier électoral (des élections régionales dans quelques jours), d’essayer de freiner le processus d’aide à la Grèce.

Demain, le Portugal puis l’Espagne, l’Irlande, voire la France, pourraient se retrouver dans la même situation que la Grèce. Mais les perdants ne sont pas que les Grecs aujourd’hui ou les Portugais demain : c’est l’ensemble des citoyens européens, qui paient au prix fort la crise économique. Nous sommes tous des grecs. Les gagnants sont, eux, du côté de l’industrie financière, responsable de la crise économique, puis sauvée par les contribuables sans réelles conditions. C’est elle qui impose encore et toujours ses règles aux gouvernements et spécule à son profit sur leur possible faillite.

Nous devons changer de modèle économique et social pour que cesse le diktat actuel des marchés financiers. Nous devons construire une Europe solidaire et sociale. Le PS en France et à l’échelon européen s’y atèle déjà sans relâche.

Laurent QUINET

Burqa : ne faisons pas des femmes qui la portent des « martyrs de la laïcité »

24 avril 2010

Le Gouvernement souhaite faire voter une loi d’interdiction totale du port de la burqa non seulement dans les lieux publics officiels, mais dans tous les espaces publics. Personnellement, bien que je sois opposé, dans le principe, au port de la burqa dans les institutions publiques, – sphère dans laquelle la laïcité doit prévaloir, tout comme la nécessité d’agir à visage découvert dans certains lieux pour des raisons de sécurité et d’identification (une banque par exemple) - Je ne pense pas qu’une interdiction générale et totale soit une bonne solution, et ce pour 3 raisons au moins :

- La difficulté de faire appliquer une telle loi : par exemple, si une femme  intégralement voilée entre chez le boulanger pour acheter du pain, celui-ci devra t-il ou pas lui interdir l’entrée de son commerce, et si oui avec quel moyens, et sur quelle base juridique ? Par ailleurs, comment ce même boulanger devra t-il agir avec un homme de confession juive portant la kippa ou une tenue orthodoxe juive, ou encore, avec un catholique portant une grande croix bien visible autour du cou ? Ces dernières ne feront en effet pas l’objet d’une mesure spécifique comparable à celle appliquée à la burqa, et les femmes en burqa auront beau jeu de crier à la discrimination.

2.   Dans le cas où une interdiction totale et générale de la burqa dans l’espace public serait effectivement applicable et efficace, celles qui la portent et refusent de l’ôter se rendront alors invisibles en ne sortant plus de chez elles, pour pouvoir continuer à le faire. Je ne suis pas sûr que cela soit une bonne chose que ces femmes soient contraintes de se couper du monde. Ce n’est pas cela qui les aidera à s’intégrer, et cela peut même les conduire à plus de radicalité encore.

3. Enfin il reste qu’une interdiction totale et générale pose un problème constitutionnel d’atteinte aux libertés individuelles de chacun. IL se peut donc que la loi soit invalidée sur cette base par le Conseil constitutionnel. Si cela devait arriver, ce serait un formidable désaveu pour les politiques, et un coup de pub de grande ampleur pour les « pro-burqa ». Je ne pense pas q’un tel cas de figure soit souhaitable.

En conclusion, je pense qu’un moyen terme s’impose : interdire le port ostentatoire de tout signe ou vêtement religieux – ou revendiqué comme tel - (burqa, mais aussi croix kippa, turban…etc) dans les lieux publics officiels (ministères, mairies, écoles, tribunaux, centre des impôts, commissariats, services publics etc…) et une certaine tolérance dans les autres espaces de « fréquentation publique ». Pas plus tard que mardi soir j’ai croisé un monsieur en tenue orthodoxe juive (façon Rabbi Jacob) dans le métro et ça n’a pas semblé gêner grand-monde… Pourtant, relativement à la laïcité, ce port n’est pas moins ostentatoire que celui de la burqa…

Olivier DEL GRANDE

Notre projet pour la région : garantir une formation à chacun

26 février 2010

De 16 à 26 ans, tout jeune doit pouvoir trouver une formation adaptée à ses besoins. C’est pourquoi nous proposons un parcours de formation personnalisé.

Pour soutenir la formation, nous concentrerons nos efforts sur la lutte contre le décrochage scolaire, nous renforcerons le rôle des 81 missions locales, nous développerons l’apprentissage et l’accès aux contrats de professionnalisation pour les jeunes et les adultes sans qualification.

Nous poursuivrons notre action en doublant le nombre de places offertes par les Ecoles de la 2éme chance et nous développerons le dispositif AVENIR Jeunes qui offre 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle.

Mais les jeunes en rupture de scolarité espèrent également pouvoir reprendre leurs études secondaires et aspirent parfois à autre chose qu’une entrée rapide sur le marché du travail. L’école de la République doit permettre la réalisation de ce projet. Nous réaffirmerons donc notre soutien aux établissements scolaires publics innovants, à vocation générale ou technologique.

Faire le choix de Jean Paul Huchon et d’Abdelhak  Kachouri dès le 14 mars 2010, c’est faire le choix d’agir pour l’emploi par la formation tout au long de la vie !

Notre projet pour la région : soutenir et protéger la jeunesse

24 février 2010

Consciente des difficultés que traverse la jeunesse, la région veut agir au quotidien pour elle.
Les jeunes ont besoin de propositions concrètes, la région en fait :
– une caution solidaire sera proposée pour le paiement des loyers et pour le dépôt de garantie à l’entrée dans un logement.
– une aide financière personnalisée car chaque jeune doit pouvoir commencer sa vie d’adulte avec un capital.
– une aide au démarrage pour les jeunes créateurs d’entreprises.
- une garantie d’indemnité jusqu’à 800 euros mensuels pour les stagiaires en formation professionnelle.
– la Carte Imagin’ R sera étendue à tous les jeunes non salariés de moins de 26ans; la région élargira son aide au financement du permis de conduire.
– la création d’un Pass Culture permettra à tous les jeunes d’accéder aux théâtres, aux musées, aux cinémas et à l’ensemble des activités culturelles.

Faire le choix de Jean Paul Huchon et d’Abdelhak Kachouri dès le 14 mars 2010, c’est faire le choix d’une jeunesse respectée et valorisée.

Liberté chérie… liberté finie !

23 février 2010

Scène 1: Bonjour monsieur, c’est la police, brigade LOPPSI 2, pourriez vous m’ouvrir votre boite aux lettres s’il vous plait ?  .. Ah, vous avez deux lettres. Qui est cette madame Mathilde Lebrun ? Votre tante de Vierzon.. bon, pas besoin d’ouvrir celle là mais ouvrez la deuxième.. Voyons.. Section socialiste de Neuilly- invitation à une réunion. Je vois que vous êtes membre d’un parti de gauche. Bien, je prends note pour mon rapport. Allez merci monsieur et bonne journée à vous.
Scène 2:  Bonjour chère voisine; c’est la Société « Flick and Trick S.A. », Sécurité et Surveillance. Nous allons ouvrir notre nouveau bureau en face de chez vous et je me félicite par avance de la cordialité de nos rapports de voisinage. Vous ne verrez pas d’inconvénient je l’espère à ce que j’installe des caméras sur le trottoir pour surveiller les abords. Oui, ces caméras enregistreront bien les entrées et sorties de votre domicile, mais la sécurité n’a pas de prix n’est-ce pas …  Comment ça, illégale cette installation? Mais non, mais non, plus du tout depuis la loi LOPPSI 2.  Quelle autorisation administrative ? mairie, préfecture ? Non, non ce n’est plus nécessaire… Ce que je ferai des enregistrements vidéo ? C’est mon affaire, cher voisin.
Scène 3: Bonjour monsieur, c’est la brigade HADOPI. Nous venons poser un petit accessoire supplémentaire sur votre ordinateur. Veuillez ouvrir votre portable et me fournir vos codes d’accès. Pas d’accord ? Comment ça, pas d’accord ? C’est la loi, maintenant. Vous préférez une garde à vue ?
Scène 4: Allo, bonsoir madame; c’est le commissariat de police. Vous avez bien une petite fille, Marianne, en CM 1 à l’école Jules Ferry ? Non, non rien de grave: juste une petite dispute avec la boulangère en face de l’école qui l’accuse d’avoir volé un Malabar… Mais non nous ne l’avons pas menottée: nous ne menottons pas les enfants de moins de dix ans. Vous pouvez venir la récupérer; la boulangère a retiré sa plainte. Votre fille ne sera pas traduite au tribunal mais seulement inscrite au fichier national des pré-délinquants. Merci de venir la reprendre le plus vite possible: elle se plaint d’avoir faim et nous n’avons pas de budget pour nourrir les personnes interpellées.
Scène 5: Bonjour monsieur; c’est le lieutenant de police Morano de la brigade anti-pédophilie; nous avons reçu une dénonciation anonyme vous concernant et nous allons perquisitionner votre domicile. Comment ça une autorisation d’un juge d’instruction ? Vous ne savez donc pas que les juges d’instruction viennent d’être supprimés. Vous dites que vous êtes un honnête et paisible citoyen: Il faudra le prouver mon bon monsieur. Allez brigadier, fouillez moi tout ça.
Scène 6: Sors ta carte d’identité, petit con. C’est ton cinquième contrôle depuis ce matin.. et alors..qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Et ne me regarde pas comme ça. Baisse les yeux sinon je t’embarque pour outrage à agent de la force publique.
NDLR: Les scènes ci-dessus (sauf la 6) sont encore fictives, mais plus pour longtemps.

Même la police descend dans la rue !

7 décembre 2009

Aujourd’hui les policiers manifestent « leur immense ras-le-bol » !

A cette occasion, les représentants des forces de l’ordre ont remis une « lettre aux citoyens » afin de nous alerter sur l’entreprise de démolition (une de plus) d’un service public supplémentaire, la Police Nationale.

A l’heure où le gouvernement de droite fourbit son discours populiste et électoraliste en agitant le chiffon rouge de l’identité nationale, à l’heure où ce même gouvernement essaie de nous « vendre » comme nouvelle avancée sécuritaire la vidéosurveillance, les policiers dénoncent la politique du chiffre, un ministre de l’intérieur déconnecté des réalités de terrain, une exposition permanente aux violences dans un contexte de baisse systématisée des effectifs. In fine, c’est la sécurité des citoyens qui est en danger à cause de la politique de M.Sarkozy.

A l’image de l’éducation nationale et de la Poste, ce gouvernement a décidé de détruire systématiquement une certaine idée du service public fait pour le plus grand nombre, pour les plus faibles, partout sur le territoire. Boulevard Saint-Germain et sur les Champs – Élysées, où vivent nos élites, la police est visible. Qu’en est-il dans nos quartiers ? La police de proximité a été purement et simplement supprimée. Après plusieurs années d’une politique contre-productive,  voilà que Monsieur Hortefeux et son inspirateur, le Président Sarkozy, nous proposent la vidéosurveillance. Ils « oublient » au passage de dire qu’elle est déjà déployée dans les communes, financée le plus souvent sur des budgets de collectivités et bien entendu, même si elle est nécessaire et dissuasive, elle ne remplace pas la présence de policiers.

Il est temps que les masques tombent ! Monsieur Sarkozy s’est fait élire sur son image de « 1er flic de France » et, depuis lors, il ne cesse de vanter le recul de l’insécurité. Thème épuisé jusqu’à la corde puisque dans tous les autres domaines de la politique gouvernementale, il va, de manière évidente, d’échec en échec. Mais comment peut-on encore le croire alors que même les fonctionnaires de police dénoncent l’incurie gouvernementale en matière de sécurité ?

Comment peut on encore le croire, quand sa ministre chargée du Plan Banlieue avoue que les moyens donnés sont très faibles et que l’emploi, la mixité sociale, l’éducation, l’insertion, le pouvoir d’achat qui sont des leviers déterminants pour lutter contre l’insécurité, sont méprisés par le gouvernement de droite !

La sécurité est un enjeu politique des plus importants, il doit être abordé avec sérieux et responsabilité, dans une approche globale.

M.Sarkozy traite cette question cruciale uniquement en terme de variable d’ajustement électoral, créant les peurs et alimentant la division et l’exclusion.

Les policiers eux mêmes lui disent STOP !

Laurent QUINET

Rubriques « parole aux militants » et « parole aux élus »

7 décembre 2009

Parce que les militants et les élus de la section PS de Bondy sont actifs et engagés, ces deux rubriques leurs laissent la parole pour vous faire partager leurs convictions politiques.