Parole aux Elus

Treize maires de Seine-Saint-Denis unis contre les expulsions

16 mars 2012

Voici mon intervention à la conférence de presse du jeudi 15 mars à Saint-Denis concernant la signature des arrêtés anti-expulsion.

Madame la députée,

Mes chers collègues,

Mesdames et messieurs les représentants du monde associatif et de la société civile,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je tiens à remercier Didier PAILLARD, Maire de Saint-Denis et Stéphane PEU, Président de Pleine commune habitat et Maire adjoint à l’urbanisme et à l’environnement de nous accueillir dans les lieux de cette exposition militante sur les 100 ans du logement social. Je veux aussi saluer le travail de Michel BEAUMALE, Maire de Stains. Depuis plusieurs années, il s’évertue à coordonner les initiatives des Maires de Seine-Saint-Denis qui  agissent ensemble, au-delà de leurs appartenances partisanes, dans le combat pour de la reconnaissance de leur droit à lutter contre la précarité locative et énergétique sur leurs territoires. Nous nous agissons au quotidien sur le terrain, mais nous voulons aussi porter une bataille juridique, symbolique, politique.

Vous le savez, les élus locaux et les Maires plus particulièrement, sont  mobilisés en première ligne sur le front du logement. En Seine-Saint-Denis, nous sommes confrontés quotidiennement  à la précarité des familles les plus modestes qui, fragilisées par la crise et le désengagement de l’Etat en matière sociale, ont parfois de grandes difficultés à assumer les charges de leurs loyers, de leurs factures d’énergie.

Face à cette réalité, nous, élus locaux, sommes souvent bien seuls. Malgré l’explosion du nombre de demandeurs de logement, l’Etat réduit chaque année un peu plus le financement des politiques de  l’habitat. En France, 900 000 familles ont besoin de logement social, en Seine-Saint-Denis, nous avons 65 000 demandeurs de logements.

Dans la France du « tous propriétaires » dessinée par Nicolas Sarkozy, les inégalités en matière d’habitat n’ont cessé de s’accroître ces 5 dernières années. Alors que les ménages les plus aisés ont bénéficié de la réductions des intérêts d’emprunts pour l’acquisition de leur logement principal, les moyens consacrés par ses gouvernements successifs à la reconstitution de l’offre de logement social ont réduit comme peau de chagrin.  L’aide à la pierre a baissé de 340 millions d’euros entre 2009 et 2012. La loi SRU reste inappliquée par 37% des villes concernés et l’Etat ne se donne souvent pas les moyens de recouvrer les amendes dues par ces communes hors-la-loi.

Elus de gauche, nous considérons que la puissance publique doit jouer un rôle majeur en matière de logement. L’Etat doit assurer aux citoyens un de leurs droits les plus fondamentaux, le droit à un logement, à un logement décent. Parce qu’on n’est pas libre quand on n’a pas un toit. L’Etat doit  non seulement encourager financièrement la construction de logements sociaux, mais aussi et surtout être le garant de la mixité sociale et de la solidarité entre les territoires. A travers le logement, c’est notre modèle de société que nous bâtissons.

   

 

Un arrêté municipal contre les expulsions

15 mars 2012

La fin de la trêve hivernale plonge dans l’angoisse des milliers de familles qui craignent une expulsion de leur logement.

J’ai décidé avec l’équipe municipale de promulguer un arrêté interdisant ces expulsions.

Vous pouvez réécouter mon intervention au journal de 7 h sur France Inter en cliquant sur le lien suivant…

http://www.franceinter.fr/emission-journal-de-7h-le-journal-de-7h-37

 

 

Sarkozy & les élus locaux: le divorce

13 février 2012

A deux mois et demi de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et les élus locaux, pour la plupart de gauche, ont campé vendredi sur leurs positions et n’ont pu se mettre d’accord sur l’effort de réduction des dépenses que le gouvernement veut imposer aux collectivités locales.
Les positions étaient connues d’avance. L’issue de la « conférence sur les finances locales » convoquée par le chef de l’Etat aussi. Même s’ils ont finalement renoncé, après l’avoir envisagé, à claquer la porte, les élus de gauche ont catégoriquement refusé de faire le moindre cadeau au président candidat en rejetant son invitation à la rigueur.
Depuis des mois, Nicolas Sarkozy arpente les estrades en reprochant aux maires, départements et régions de jouer les cigales, malgré la crise, en soulignant qu’elles ont créé plus de 500.000 emplois de 1998 à 2009, pendant que l’Etat-fourmi en a, lui, supprimé 160.000 depuis 2007.
Le chef de l’Etat leur a donc soumis l’idée d’un « pacte de stabilité » afin de réduire leurs dépenses, au nom de la réduction des déficits publics. Une proposition assortie d’une menace. « Sinon », a-t-il dit dans le Figaro Magazine, « il faudra trouver les moyens pour que les dotations de l’Etat soient modulées en fonction de leur politique de maîtrise des dépenses ».
« Trop tard », ont répondu vendredi les élus de gauche. « On est à trois mois des élections présidentielles (…) et on nous propose un pacte de stabilité qu’on attendait depuis cinq ans », a dénoncé après la réunion le président de l’Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (PS).
Plus que le pacte lui-même, c’est le diagnostic posé par le gouvernement sur les effectifs des collectivités qui a provoqué la colère des élus socialistes.
« Il n’y a pas d’un côté l’Etat et de l’autre côté les collectivités locales », a souligné le Premier ministre François Fillon, « il y a une seule masse de dépenses publiques qui doit faire l’objet d’un effort de réduction ».
« Le chiffre des effectifs a été doublé en l’espace de trente ans », a concédé le président de l’Association de France, Claudy Lebreton (PS), « mais le budget des collectivités a été multiplié par quatre, et un agent des collectivités coûte moins cher budgétairement qu’un agent de l’Etat ».
Pour tenter de rapprocher les points de vue, M. Fillon a annoncé que « le comité des finances locales », dirigé par le député UMP Gilles Carrez, avait été mandaté pour tenter de parvenir à un « diagnostic partagé » sur la question. Mais il y a peu de chances pour qu’il y parvienne.
Pendant cette réunion, gouvernement et élus se sont toutefois accordés sur la nécessité de réduire les normes qui pèsent sur les collectivités.
Et l’Etat a confirmé le déblocage d’une enveloppe de 2 à 5 milliards d’euros de prêts, via la Caisse des dépôts, pour couvrir leurs besoins en financements en 2012 jusqu’à la mise sur pied de la future banque des collectivités qui doit succéder à feue la banque Dexia, victime de la crise.
Mais, même si le président de l’Association des maires de France (AMF) Jacques Pélissard (UMP) a voulu voir dans la rencontre l’amorce d’un « rapport de confiance » entre les parties, l’ombre du scrutin des 22 avril et 6 mai est restée la plus prégnante dans l’esprit des participants.
« Nous avons été invités par le président de la Républiques et nous avons débattu avec le candidat à la présidence de la République », a regretté face à la presse le député PS Jérôme Cahuzac. Et quand le sénateur UMP Philippe Marini (UMP) s’est risqué à l’interrompre, le secrétaire général de l’AMF André Laignel (PS) l’a traité de « personnage grossier ». (source AFP)

Sida: il faut en venir à bout !

1 décembre 2011

30 ans après l’apparition du Sida, grâce à la mobilisation des associations, de la recherche et des médecins, des progrès considérables ont été réalisés.

Cependant, ONUSIDA évalue les besoins à près de 24 milliards de dollars par an jusqu’en 2015, mais nous savons bien que les politiques de solidarité sont les premières à pâtir de la crise économique.

Cette journée mondiale de mobilisation est le rappel des efforts qu’il nous reste à faire pour en finir avec cette épidémie.

Chaque année, en France, 6 500 personnes sont infectées par le virus du Sida et dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec cette maladie.

Il est urgent d’accentuer les efforts pour endiguer l’épidémie et pour cela, développer les politiques de prévention et d’accompagnement car en plus de la maladie, les patients souffrent de discriminations sociales.

François Hollande s’est fortement engagé le 29 novembre à favoriser le dépistage rapide, lutter plus efficacement contre les discriminations et rétablir la liberté d’accès à l’Aide Médicale d’Etat (AME). 

Congrès des Maires: quelles collectivités pour notre pays?

30 novembre 2011

Bel_hollande1Retour en arrière. La semaine dernière avait lieu le Congrès des Maires. Ce rendez-vous, à quelques mois des élections présidentielles, revêtait un caractère particulier.

Jean-Pierre Bel, président du Sénat s’adressa aux Maires rappelant dans son discours la crise sociale profonde à laquelle les élus sont confrontés. De même la réforme des collectivités locales, la stigmatisation des élus ne permettent pas de conforter le climat de confiance entre les citoyens et leurs élus.

François Hollande, candidat à la présidentielle, a rencontré les élus socialistes le mercredi 23.

Il a annoncé clairement que s’il est élu, il mènerait «un nouvel acte de décentralisation, un acte de confiance envers les territoires» qui permettrait de «transférer les pouvoirs aux collectivités locales et de leur donner les moyens d’agir par une fiscalité qui leur sera dédiée.»

Un plan de rigueur qui frappe les classes moyennes et les plus modestes

11 novembre 2011

                                                                                                                                                                                                                                                     

C’est avec ces deux formules que le Premier Ministre à donné le ton de son intervention «la faillite n’est plus un mot abstrait», et le prochain budget sera «l’un des plus rigoureux depuis 1945». Cela démontre combien la France se trouve en très mauvaise posture dans ce contexte de crise de l’euro.
 
Cette mise en scène de marketing politique tente de nous faire oublier que ce gouvernement est « aux commandes » du pays depuis 2007.

A gauche nous n’avons cessé d’alerter, tout particulièrement sur la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus riches, alors que la majorité des français subit la crise mondiale.
 
L’irresponsabilité de la politique menée depuis 2007 à donc conduit Monsieur Fillon à nous imposer, en à peine trois mois, son deuxième plan de rigueur.
 
Sans jamais remettre en cause aucune des décisions de ce gouvernement depuis quatre ans, le Premier Ministre nous a dévoilé « une liste à la Prévert » de mesures qui vont, encore une fois, peser sur les catégories populaires.

Ces mesures sont:
 
Un gel du pouvoir d’achat, alors qu’à l’heure actuelle, le seul moteur de la croissance est la Consommation. Par ailleurs, la baisse de la TVA pour la restauration a été une grave erreur. Le taux de base sera désormais fixé à 7% afin de s’aligner sur l’Allemagne.
 
L’autre annonce d’importance est l’avancement du calendrier de la réforme des retraites, avec un passage de l’âge légal de départ à 62 ans dès 2017. Cette mesure emblématique de ce nouveau tour de vis budgétaire, ne facilitera pas l’obtention du taux plein pour les salariés qui ont eu des métiers pénibles.
 
Il y a des ressources dans la suppression des niches fiscales alors que la droite parle d’un vague coup de rabot supplémentaire.

Et les exonérations de cotisation sur les heures supplémentaires constituent un manque à gagner très important.
 
Concernant les collectivités locales, elles devront à l’avenir publier leurs dépenses et la progression de leurs effectifs ainsi que leur train de vie. Cette décision est une nouvelle manière de contrôler davantage des collectivités locales, en faisant fi du principe d’autonomie de ces dernières. Elles sont pourtant les seules à réaliser 75% des investissements publics et contrairement à l’Etat elles ne financent pas leur fonctionnement avec des emprunts.
 
On le voit bien, le gouvernement persiste dans son impasse en continuant à « comprimer » les familles modestes sans réellement avoir le courage d’aller chercher les économies là où il faut. A la veille d’enjeux électoraux majeurs les citoyens jugeront sur pièce dans quelques mois.

Sécurité: les comptes n’y sont pas !

8 juillet 2011

Décidemment rien ne va en matière de sécurité des biens et des personnes.

Nous le disions, je le disais, mais à chaque fois le gouvernement nous opposait son savoir faire et notre soi-disant laxisme à gauche.

Depuis ce matin, c’est la prestigieuse et indépendante Cour des Comptes de la République qui s’en fait écho dans son rapport annuel. Je n’en suis pas étonné ayant moi-même été auditionné par un des magistrats de la Cour en charge de ce dossier pour évoquer le rôle de la police nationale dans nos quartiers populaires et de celui des polices municipales. L’audit ayant aussi porté sur la demande des caméras vidéos en ville.

Aujourd’hui le rapport fait office d’un pavé dans le jardin de Nicolas Sarkozy et uniquement de lui car depuis son passage au ministère de l’intérieur puis son accession à la plus haute fonction de l’Etat, rien n’y fait, il n’aura pas réussi à faire baisser la délinquance. Pire, sous son règne, et on le dénonce chaque jour, les baisses d’effectifs de la police nationale sont une réalité.

Souvenez-vous combien par exemple il se félicitait de la création d’une police du grand Paris; on allait voir ce qu’on  allait voir: de l’efficace, des moyens mis instantanément sur le terrain…bref mieux que son « karcher ». Et bien SEVRAN est devenue la ville symbole des rois du trafic au point que notre collègue maire, usé par la bataille contre la violence dans les quartiers en appelle à l’armée! C’est vous dire la défiance.

Monsieur GUEANT fidèle des fidèles est désormais aux commandes de la police nationale et son action fait flop.

Et bien sûr le gouvernement va nous expliquer que les magistrats de la Cour des comptes n’ont rien compris.

Congrès des syndicats de polices municipales

16 juin 2011

Congrès des syndicats de polices municipales à Nice: Guéant joue les fonctionnaires territoriaux contre les élus locaux

 Un peu grosse la ficelle ! Le ministre de l’intérieur , maître à penser de la politique sarkozienne de sécurité, n’ayant pas les moyens de ses ambitions et ne pouvant assurer la présence de la police nationale sur tout le territoire…va donc proposer au congrès des syndicats de policiers municipaux de leur offrir une arme comme gadget dans leur mission.

Un tour de passe-passe pour masquer l’échec total de l’UMP en terme de sécurité.

Le ministre oublie au passage que ces agents de la fonction publique sont recrutés par les élus (es) locaux et donc dépendent hiérachiquement des conseils municipaux qui créent les postes et assurent le recrutement.

Grosse ficelle, puisqu’il veut que le Maire demande ensuite une dérogation au préfet pour ne pas armer la police municipale!!!

Ce n’est pas un hasard si ce congrès se tient à Nice, ville UMP avec un fort vote FN, où il y a plus de policiers municipaux que de policiers d’Etat.

Ainsi Mr GUEANT pourra t il masquer l’absence d’effectifs de fonctionnaires d’ETAT dans nos commissariats, et son incapacité à règler la tranquillité publique dans nos villes et quartiers.

Policiers municipaux armés, mais sans être quand même connectés aux fichiers et fréquence radio de la police d’Etat.

Il faut refuser un tel dispositif et continuer à exiger le recrutement de policiers d’Etat, le non armement des polices locales et même j’y tiens au changement de couleurs des uniformes des policiers municipaux.

Ici, les grands acteurs de la police nationale pavoisent quand la délinquance baisse de 0.45, la belle affaire, les citoyens et les élus sont exaspérés de la recrudescence des vols avec violence et des traffics en tous genre.

Bientôt en téléphonant au 17, la voix mécanique vous dirigera vers votre mairie, et les délinquants auront passé la frontière communale pour se réfugier dans la ville voisine, voilà ce qui vous attend si un tel projet ministériel était mis en oeuvre.

10 Mai 1981, nostalgie-nostalgie

10 mai 2011

Gen_mitterrand Bien sûr un peu plus jeune, mais quel espoir que de convaincre faire campagne pour avoir la chance, le bonheur ? de voir François Mitterrand élu président de la République.

A l’époque, les plus anciens comme nos parents doutaient que cela arrive un jour un président de gauche à la présidence, la V ème République semblait définitivement taillée pour les partis de droite.

Mais la longue lame de fond: unité des socialistes, programme commun de la gauche avec un parti communiste qui ne pouvait que dépasser ses contradictions vis à vis du pouvoir et du bloc de l’Est..Et aussi un homme un peu exceptionnel sachant rassembler et donner de la perspective aux jeunes, comme je l’étais à l’époque.

On ne cherchait pas « la petite bête » sur l’attachement de Mitterrand à telle ou telle idéologie plus à gauche que moi dans le PS; on se battait pour réussir à franchir les portes de l’Elysée avec lui et pour nous les gens de gauche.

Souvent, comme premier secrétaire du PS, François MITTERRAND était dans notre département, et ici à Bondy, j’ai le souvenir d’une de ses venues avec plus de 1 000 personnes dans la salle des fêtes pour l’écouter et puis se répendre en ville pour être ses ambassadeurs.

Je ne regrette pas cette époque, la « Génération Mitterrand », je la revendique, et même si tout n’a pas été « rose », quelles avancées qui marquent encore les salariés, les pays qui ont connu le respect de la France pour les relations internationales et l’image de notre pays à l’extérieur.

10 Mai 81, 10 Mai 2012 ? Je souhaite aux gens de gauche d’avoir à nouveau cette fierté de gagner, de franchir les portes de l’Elysée pour une France apaisée et respectueuse.

Nous allons organiser avant cela des primaires, sachons simplement vouloir gagner et non éliminer. Sachons nous rassembler pour à nouveau faire de chaque citoyen un acteur d’un espoir de respect et aux nouvelles générations de jeunes, ce bonheur de se retrouver, qui sait ? Place de la Bastille à nouveau un soir, même pluvieux pour ensemble dire et affirmer que les choses changeront.

Joyeux anniversaire et merci à toi François MITTERRAND.

Observateur international en ALBANIE

6 mai 2011

Observateur international en ALBANIE

Images C’est comme membre du conseil de l’Europe que je suis pour 4 jours en Albanie à Tirana, la capitale, puis affecté dans la région de DURRES, pour contôler le processus électoral. Les albanais veulent prouver leurs gages de démocratie élective pour un jour entrer dans l’Union Européenne.

Premier jour d’auditions multiples avec les experts internationaux (juristes et constitutionales) présents sur place depuis plusieurs mois, et aussi les membres du gouvernement, de la commission électorale, des principaux partis politiques en compétition ainsi que la presse. Du travail d’expertise, le conseil de l’Europe ayant nommé 16 membres tout aussi bien français (2) que finlandais, suédois, ukrainiens…et Tchèque comme l’est la présidente de notre délégation. Nous sommes aussi représentatifs de l’échiquier politique international.

Le moins que l’on puisse dire après une demie journée d’audition, c’est qu’ici la « bataille » électorale a tout son sens, au propre comme au figuré !

Un vrai sport de combat entre les protagonistes ! nous devons rester neutres et garder nous notre esprit d’analyse.