Voici mon intervention à la conférence de presse du jeudi 15 mars à Saint-Denis concernant la signature des arrêtés anti-expulsion.
Madame la députée,
Mes chers collègues,
Mesdames et messieurs les représentants du monde associatif et de la société civile,
Mesdames et messieurs les journalistes,
Je tiens à remercier Didier PAILLARD, Maire de Saint-Denis et Stéphane PEU, Président de Pleine commune habitat et Maire adjoint à l’urbanisme et à l’environnement de nous accueillir dans les lieux de cette exposition militante sur les 100 ans du logement social. Je veux aussi saluer le travail de Michel BEAUMALE, Maire de Stains. Depuis plusieurs années, il s’évertue à coordonner les initiatives des Maires de Seine-Saint-Denis qui agissent ensemble, au-delà de leurs appartenances partisanes, dans le combat pour de la reconnaissance de leur droit à lutter contre la précarité locative et énergétique sur leurs territoires. Nous nous agissons au quotidien sur le terrain, mais nous voulons aussi porter une bataille juridique, symbolique, politique.
Vous le savez, les élus locaux et les Maires plus particulièrement, sont mobilisés en première ligne sur le front du logement. En Seine-Saint-Denis, nous sommes confrontés quotidiennement à la précarité des familles les plus modestes qui, fragilisées par la crise et le désengagement de l’Etat en matière sociale, ont parfois de grandes difficultés à assumer les charges de leurs loyers, de leurs factures d’énergie.
Face à cette réalité, nous, élus locaux, sommes souvent bien seuls. Malgré l’explosion du nombre de demandeurs de logement, l’Etat réduit chaque année un peu plus le financement des politiques de l’habitat. En France, 900 000 familles ont besoin de logement social, en Seine-Saint-Denis, nous avons 65 000 demandeurs de logements.
Dans la France du « tous propriétaires » dessinée par Nicolas Sarkozy, les inégalités en matière d’habitat n’ont cessé de s’accroître ces 5 dernières années. Alors que les ménages les plus aisés ont bénéficié de la réductions des intérêts d’emprunts pour l’acquisition de leur logement principal, les moyens consacrés par ses gouvernements successifs à la reconstitution de l’offre de logement social ont réduit comme peau de chagrin. L’aide à la pierre a baissé de 340 millions d’euros entre 2009 et 2012. La loi SRU reste inappliquée par 37% des villes concernés et l’Etat ne se donne souvent pas les moyens de recouvrer les amendes dues par ces communes hors-la-loi.
Elus de gauche, nous considérons que la puissance publique doit jouer un rôle majeur en matière de logement. L’Etat doit assurer aux citoyens un de leurs droits les plus fondamentaux, le droit à un logement, à un logement décent. Parce qu’on n’est pas libre quand on n’a pas un toit. L’Etat doit non seulement encourager financièrement la construction de logements sociaux, mais aussi et surtout être le garant de la mixité sociale et de la solidarité entre les territoires. A travers le logement, c’est notre modèle de société que nous bâtissons.

considérables ont été réalisés.
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campagne pour avoir la chance, le bonheur ? de voir François Mitterrand élu président de la République.
capitale, puis affecté dans la région de DURRES, pour contôler le processus électoral. Les albanais veulent prouver leurs gages de démocratie élective pour un jour entrer dans l’Union Européenne.