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Mes chers amis,
Je viens de déposer ma candidature pour la primaire du Parti socialiste. C’est la première étape d’un chemin qui va nous conduire, je l’espère, je le veux, à l’alternance en 2012.
Cette journée est à la fois un aboutissement et un nouveau départ. Un aboutissement parce que ma candidature est le résultat d’un processus politique et personnel. J’ai longuement parcouru la France, rencontré et entendu les Français. J’ai compris leurs appréhensions face aux incertitudes, leurs colères face aux injustices et leur exaspération face aux impatiences. Mais aussi leur volonté de changement, leur exigence de considération et leur aspiration à l’union.
Le 31 mars, j’ai annoncé ma décision de me présenter à la primaire et devant les Français. J’ai engagé un travail long et patient avant d’aller devant les citoyens pour leur demander ce qu’il y a de plus essentiel : leur confiance. Rien ne m’a détourné de mon objectif, ni les circonstances, ni les événements. Rien ne nous sera d’ailleurs épargné jusqu’à mai 2012. Je suis prêt.
Durant toute cette période j’ai mis en avant un engagement majeur, une grande cause qui sera le thème fédérateur des élections présidentielles : la jeunesse. À travers elle, je m’adresse au pays tout entier pour porter le rêve républicain celui qui promet à chaque génération de vivre mieux que la précédente. Promouvoir la réussite des jeunes, investir dans l’avenir, réconcilier les âges, c’est montrer que la France a un destin, qu’elle est fière de ses valeurs. Et c’est aussi reconnaître la dignité de chacun. Il faut écarter les tentations de replis, de rejet, la frilosité et la peur que l’extrême droite veut installer.
J’ai aussi dit que rien ne serait possible sans justice. C’est la raison pour laquelle j’ai avancé l’idée d’une grande réforme fiscale, qui est la condition de la réussite des autres réformes. Sans elle, pas de cohésion nationale, pas de rémunération de l’effort, pas de création de valeur et pas de redistribution. J’ai exposé une conception exigeante de la présidence. J’ai compris que les Français étaient fatigués des excès, des errements et des exhibitions au sommet de l’Etat. Ils attendent une cohérence, une constance, une maîtrise, un respect bref une exemplarité du prochain Président. Il exerce pleinement le pouvoir qui lui sera conféré. Mais comment pourrait-il avoir l’illusion de réussir seul ? Il doit inventer une manière de mobiliser l’ensemble des énergies. Le Parlement doit retrouver sa fonction délibérative, les collectivités territoriales leur capacité d’action avec un nouvel acte de décentralisation, les partenaires sociaux doivent avec rôle consacré dans la constitution, enfin les citoyens pour accomplir la transition écologique et énergétique.
Aujourd’hui est un aboutissement, mais aussi un nouveau départ. Vous tous qui m’avez rejoint. Vous êtes ici, vous avez toutes et tous votre propre histoire, votre propre parcours, et vous êtes là, réunis par la même conviction de faire gagner la gauche et de donner un bon président à la France en 2012. Je suis conscient du travail qui m’attend, la droite et Nicolas Sarkozy ne quitteront pas le pouvoir qu’ils détiennent depuis déjà dix ans sans livrer bataille. Elle sera rude et âpre, et ils ne ménageront aucun effort pour user de la caricature, mais aussi de la peur et de ce que nous représentons. La droite ira jusqu’à se parer d’une vertu que ses échecs ne l’autorisent ni à porter, ni à revendiquer. Regardons ce qui est annoncé : Nicolas Sarkozy nous invente une règle d’or, alors que son gouvernement a plombé les déficits par des cadeaux fiscaux aux plus fortunés et fait exploser la dette publique. Nicolas Sarkozy est mal placé pour jouer au capitaine des pompiers, la France n’a pas besoin de changer de constitution pour redresser les comptes, elle a besoin de changer de Président.
Je l’affirme ici, la dette est mon ennemie et je la combattrai si la responsabilité m’en est donnée. Je la combattrai car je suis conscient des dangers et des menaces qu’elle fait peser sur la France, et sur l’Europe avec une spéculation qui ne ralentira pas si l’Europe n’est pas capable de fédérer les énergies et d’apporter une réponse politique rapide.
Je suis donc devant vous, car c’est la première étape. Le devoir de vérité m’habite, tout comme l’exigence d’action, car les deux vont de paire. Il faut être sincère sur la situation dont nous allons hériter, et volontaire pour la traiter efficacement. Pour réussir, il faudra rassembler, c’est la condition de la confiance.
Rassembler les socialistes, je souhaite que les primaires soient empreintes du respect des candidats et des candidates, ainsi que des Françaises et des Français. Je m’y tiendrai. Je veux convaincre sur ma démarche et ma capacité de gagner, je n’ai pas besoin de dénigrer et de dévaloriser. Il faut un débat de qualité.
Je fais confiance à l’équipe autour de moi pour mener une campagne enthousiaste et pour avoir la hauteur de vue nécessaire si l’on veut déjà regarder vers l’étape d’après. Rassembler la gauche dès maintenant, avec l’exigence de la justice sociale et la volonté d’assurer la transition énergétique et la mutation écologique. Rassembler les Français autour d’un pacte présidentiel, d’un contrat de gouvernement qui ne stigmatisera personne et qui n’écartera aucune bonne volonté ; prenons tous ceux qui voudront venir vers nous.
Nous sommes à un tournant de l’histoire de notre pays, le contexte est exceptionnel. Le monde est en pleine effervescence économique, démocratique, mais aussi sur militaire, et je pense ici à nos soldats qui sont présents sur un certain nombre de terrains. L’Europe traverse la plus grave crise de son histoire récente. La France doute d’elle-même, de ses capacités, de son destin, et il nous revient de lui donner cette confiance et cette visibilité de l’avenir. Nous ne sommes pas à la veille de n’importe quel scrutin présidentiel, la gauche n’a pas gagné depuis 23 ans ; c’est le temps qu’il a fallu à François Mitterrand pour devenir président en 1981. Ce n’est pas n’importe quel moment, à la veille de n’importe quel scrutin et face à n’importe quel président. De ce point de vue, il est exceptionnel ! Le changement est nécessaire et attendu. Je mesure ma responsabilité et je fais aussi appel à la votre, à vous et au-delà, pour tous ceux qui attendent et qui et qui espèrent un mouvement, une dynamique et une fierté. Nous devons être la gauche qui change, et je dois être le candidat qui convainc les Français.
Pour gagner en mai 2012, appelons-les à voter pour la primaire, rappelons que tous peuvent y participer. Disons à ceux qui souhaitent faire un choix qu’ils peuvent le faire librement et sereinement. Rien ne doit faire barrage, si nous arrivons à mobiliser, ce sera déjà la première défaite de Nicolas Sarkozy. Transformons les primaires en grand rendez-vous civique, préparons la victoire de 2012 et incarnons ce qu’il y a de plus élevé en démocratie et qui s’appelle l’espérance.
Merci.
François Hollande
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Communiqués
10 juillet 2011
Débat : droit de vote des étrangers aux élections locales
16 mai 2011Pour ou contre le droit de vote et d’éligibilité
des résidents étrangers aux élections locales ?
Le collectif Votation citoyenne de Bondy
invite à participer à une
REUNION-DEBAT
avec Françoise DUMONT
Vice-Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme
Mardi 17 mai – 19 h – Ecole Apollinaire, 16 rue Henri Barbusse Bondy
Le 1er mai, je marche avec les socialistes
29 avril 2011

Déclaration de Gilbert Roger au congrès des pouvoirs locaux et régionaux
20 mars 2011
Retrouvez ici une déclaration de Gilbert Roger apportant son soutien au printemps des peuples arabes dans le cadre du congrès des pouvoirs locaux et régionaux.
Gilbert Roger: « les crédits européens sont indispensables pour le département du 93″
11 mars 2011Dans le cadre des élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, Touteleurope.eu, a souhaité savoir en quoi les départements pouvaient être liés aux questions européennes. Pour ce faire, nous sommes allés à la rencontre du vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis (93), Gilbert Roger.
Touteleurope.eu : En quoi un département comme le « 93″, qui n’a aucune frontière avec un pays étranger, est-il concerné par l’enjeu européen ?
Gilbert Roger: C’est un département-monde dans le sens où il est la confrontation de femmes et d’hommes qui viennent du monde entier. La Seine-Saint-Denis s’est construite au rythme de l’Europe en accueillant tout au long du XXe siècle des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Allemands … Le Canal de l’Ourq, par exemple, a été construit par ceux que l’on appelait les « Prussiens ». Ce brassage européen est donc un état de fait, une identité on peut dire presque naturelle du département.
Cette identité européenne s’est d’ailleurs accentuée ces dernières décennies, par l’accueil de populations de toutes les origines, européenne et « monde ». Le territoire de la Seine-Saint-Denis, en quelque sorte, reflète le pouvoir d’attraction de l’Europe à l’extérieur de ses frontières. La Seine-Saint-Denis est une terre d’accueil.
Touteleurope.eu : En 2005, on a voté majoritairement « non » au référendum sur l’Europe en Seine-Saint-Denis. En tenez-vous compte dans vos politiques ?
Gilbert Roger: Je suis sans doute un des rares vice-présidents de Conseil général à avoir voté oui. Je dois donc en tenir compte encore un peu plus que les autres … Je pense que les termes du débat n’ont pas été bien présentés à l’époque et ont donné libre cours à toutes les interprétations possibles. D’un côté, on ne pouvait pas être dans la suffisance de voter oui parce qu’il fallait que ce soit oui et de l’autre, on ne pouvait être dans le non simplement parce qu’on avait peur du « plombier polonais ».
L’Europe n’est pas l’Eldorado de la France et de la Seine-Saint-Denis mais elle n’est pas non plus le repoussoir de toutes les politiques. La confrontation des deux est nécessaire et constitue un véritable enjeu, qui est encore à relever.
Touteleurope.eu : Recevez-vous beaucoup de fonds européens ?
Gilbert Roger: Oui, mais cela n’a pas été forcément naturel pour la Seine-Saint-Denis. L’histoire politique de ce département est très marquée par un parti qui n’était pas le plus pro-européen, le Parti Communiste français. L’Europe était regardée plutôt comme quelque chose de libéral et technocratique. Il a fallu qu’on fasse rentrer la Seine-Saint-Denis dans l’Europe. On voyait bien qu’il y avait des opportunités de financements et de partenariats possibles. Ce n’était pas tenable de ne pas vouloir y faire appel.
Après, il a aussi fallu faire comprendre que la Seine-Saint-Denis n’était pas l’équivalent de la région Île-de-France et que ses besoins étaient très éloignés de ceux liés à la Politique agricole commune, la PAC. Or, celle-ci pèse encore très fortement dans les choix faits au niveau national.
Les premières fois où j’ai défendu la candidature de la Seine-Saint-Denis pour les fonds structurels dans les associations d’élus ou dans ma fédération d’élus socialistes, il m’arrivait de voir des gens qui avaient « peur » de nous. Parce qu’avec notre « gros » département, certains craignaient que les fonds que l’on obtiendrait fassent diminuer ceux qu’ils recevraient au titre de la PAC.
Touteleurope.eu: Aujourd’hui, les fonds européens représentent-ils une grosse manne financière pour votre département ?
Gilbert Roger : Les enjeux financiers sont naturellement importants en Seine-Saint-Denis compte tenu de l’ampleur des enjeux sociaux et économiques. La Seine-Saint-Denis fait notamment appel aux crédits du Fonds social européen (FSE) pour donner un accompagnement de qualité aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Ces crédits constituent un levier d’action indispensable pour la mise en œuvre de la compétence sociale du département. C’est tout le champ des actions d’insertion par l’économie qui en jeu.
La Seine-Saint-Denis sollicite aussi ponctuellement le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) pour tout ce qui concerne l’aménagement du territoire, les constructions. C’est grâce à l’apport du FEDER, en complément des moyens des collectivités locales, que l’on a pu retravailler les « friches industrielles » du territoire.
Tout cela participe au développement économique du territoire. Aujourd’hui, l’Europe est présente sur le territoire de l’Ourcq, de Romainville à Bondy, en passant par Noisy-le-Sec.
Touteleurope.eu : Comment faîtes-vous pour informer les populations ?
Gilbert Roger : Je pense qu’on ne fait pas encore assez. Je ne suis pas un « béni-oui-oui de l’Europe », ni du Conseil général. Nous ne faisons pas tout bien. On présente souvent l’Europe dans ses aspects les plus négatifs. Dès qu’il y a une mauvaise nouvelle, elle est européenne et dès qu’elle est bonne, elle devient franco-française.
Cependant, quand on rencontre des commissaires européens ou leurs collaborateurs, on s’aperçoit que cela peut être aussi l’administration française qui met des bâtons dans les roues pour que les opérations ne se mènent pas directement entre l’Europe et un territoire concerné.
Cela étant, le territoire n’ose pas toujours dire qu’il touche des fonds européens. Il y a peu de drapeaux européens ou d’images l’illustrant. Les drapeaux sur les panneaux d’information sur les fonds apportés par l’Union européenne sur un projet sont souvent tout petits. On n’est pas en Espagne ou au Portugal où il y en a à tous les coins de rue. Mais nous y travaillons.
Communiqué d’Elisabeth Guigou
6 février 2011Ce n’est pas la première fois que le président de la République met en cause les magistrats, auxiliaires et fonctionnaires de justice. Mais cette fois-ci,c’est vraiment trop ! Rendre responsables de ce crime monstrueux les personnels de justice est insultant et inadmissible, alors que le président de la République est sensé être, selon la Constitution, le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Plutôt que de prendre pour cible les magistrats et les personnels de justice, qui travaillent quotidiennement dans de plus en plus mauvaises conditions, le président de la République devrait se poser la seule vraie question : quand va-t-il enfin accorder les moyens nécessaires au bon fonctionnement du système judiciaire ?
Aujourd’hui, il n’y a que 3000 conseillers d’insertion et de probation pour suivre 230 000 personnes, soit un agent pour 76 dossiers en moyenne. En Loire-Atlantique, un conseiller doit gérer entre 130 et 180 dossiers par an ! Il y a encore 830 dossiers non affectés ! La surpopulation pénale carcérale record ne fait qu’aggraver la situation. Comment assurer un suivi socio-judiciaire de chaque personne dans ces conditions exécrables ? Avec un budget de la justice représentant moins de 3 % de celui de l’Etat, la France est la lanterne rouge de l’Europe et n’a cessé de régresser pour figurer au honteux 37ème rang européen. Monsieur Sarkozy qui feint d’ignorer l’ampleur du désastre, fait de la justice le bouc-émissaire de l’échec flagrant de sa politique de sécurité. J’attends du chef de l’Etat qu’il donne à la justice les moyens de travailler plutôt que de tenter d’instrumentaliser l’émotion que chacun ressent, en vouant à la vindicte les personnels de justice. Au lieu d’attiser les ressentiments, Monsieur Sarkozy ferait mieux d’appeler toutes les composantes de la société et de l’Etat à se rassembler pour une meilleure sécurité de tous.
Pascal, nous ne t’oublierons pas.
3 février 2011Pascal, tu étais notre ami, notre camarade, ta disparition est un choc.
Disponible, engagé, attentif aux autres, tu incarnais les valeurs de solidarité et d’humanisme pour lesquelles nous nous battons.
Pascal, on t’aime, tu nous manques, nous ne t’oublierons pas.


