Communiqués

Paris et sa banlieue : Vers une médecine hospitalière à deux vitesses ?

17 avril 2012

Je me suis associée avec plusieurs Maires de communes de la banlieue parisienne afin d’interpeller le gouvernement sur la disparition progressive de la médecine hospitalière publique d’excellence présente au sein de nos territoires de santé. Voici ci-dessous la tribune que nous avons co-signée.

Nous, Maires de communes de la banlieue parisienne accueillant des structures de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, refusons la disparition progressive de la médecine hospitalière publique d’excellence présente au sein de nos territoires de santé.

Durant des décennies, une importante volonté politique a été nécessaire pour développer, au-delà des portes de la capitale, une médecine hospitalière publique de pointe. Le bilan que nous pouvons en tirer aujourd’hui est largement positif. Les établissements hospitaliers de l’AP-HP implantés dans la banlieue francilienne sont régulièrement à l’initiative de progrès médicaux majeurs : Le 28 octobre 2009, à l’hôpital Avicenne de Bobigny, la première greffe d’une bronche artificielle a été réalisée. Le 27 juin 2010, à l’hôpital Mondor de Créteil, a eu lieu la première greffe totale du visage. Le 26 janvier 2011, à l’hôpital Béclère de Clamart, nous avons assisté à la naissance du premier « bébé du double espoir ». Le 8 août 2011, à l’hôpital Verdier de Bondy, la première naissance gémellaire est intervenue après procédé de vitrification embryonnaire. L’an passé, le CHU Bicêtre a aussi réalisé sa 1000ème greffe du foie chez l’enfant.

Tous ces hôpitaux travaillant en réseau au plus proche des bassins de vie se retrouvent au cœur d’une recherche translationnelle dynamique pour faire évoluer les prises en charge et faire bénéficier les populations franciliennes, y compris celles de Paris intra-muros, des innovations thérapeutiques. En tant qu’élus locaux, nous avons la responsabilité de préserver le très haut niveau de la médecine hospitalière dont nous disposons actuellement en banlieue et ce, dans l’intérêt des populations qui y vivent. La disparition de la médecine d’excellence aura pour conséquence de réduire l’attractivité des établissements concernés et entraînera ainsi par ricochet une dégradation de l’offre de soins de proximité. Elle affaiblira aussi, par un effet de domino catastrophique, l’avenir des formations universitaires et de recherches implantées sur nos territoires. Nous nourrissons donc les plus vives inquiétudes devant les restructurations entreprises par le Gouvernement et l’AP-HP, notamment dans le cadre de la loi HPST, qui conduisent à la fermeture de nombreux services et à menacer l’excellence de la médecine hospitalière présente au sein de la banlieue francilienne.

Un tel désengagement est en contradiction parfaite avec tous les efforts qui sont entrepris pour penser le futur en ne dissociant plus Paris de sa banlieue, mais en s’inscrivant désormais dans une vision d’ensemble. L’avenir de la métropole parisienne repose fortement sur le développement de sa banlieue. La médecine universitaire et la recherche médicale y ont donc naturellement aussi leur place.

Nous interpellons le Gouvernement sur l’impérieuse nécessité de préserver l’excellence du projet médical des établissements de l’AP-HP de la banlieue francilienne. Ne laissons pas se créer une médecine hospitalière à deux vitesses entre Paris et sa banlieue.

Laurent Cathala, Député-Maire de Créteil (94)

Gilles Catoire, Maire de Clichy-la-Garenne (92)

Claudine Cordillot, Maire de Villejuif (94)

Pierre Gosnat, Député-Maire d’Ivry-sur-Seine (94)

Philippe Kaltenbach, Sénateur-Maire de Clamart (92)

Jean-Luc Laurent, Maire du Kremlin-Bicêtre (94)

Catherine Peyge, Maire de Bobigny (93)

Joseph Rossignol, Maire de Limeil-Brévannes (94)

Philippe Sarre, Maire de Colombes (92)

Sylvine Thomassin, Maire de Bondy (93)

Didier Vaillant, Maire de Villiers-le-Bel (95)

Ben Bella, disparition du premier Président de l’Algérie libre.

12 avril 2012

Ahmed Ben Bella, premier Président de l’Algérie indépendante, de 1962 à 1965, est mort.Sa disparition, comme un symbole, arrive l’année du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

Il a été l’un des hommes qui ont permis cette indépendance.

En 1954, l’insurrection contre la colonisation française éclate en Algérie et Ben Bella figure parmi les 9 chefs du Front de libération nationale (FLN).

Il est arrêté par l’armée française en novembre 1956.

Ben Bella reste cinq ans et demi dans les prisons françaises et mène plusieurs grèves de la faim pour obtenir une amélioration des conditions de détention des prisonniers algériens.

Comme Président, il a souhaité construire une Algérie de type socialiste et sortir de la misère des millions de ses concitoyens.

On retiendra également de ses trois années au pouvoir l’emprisonnement des opposants et la répression dans le sang d’insurrections en Kabylie.

Gilbert Roger accueille Salah Hamouri au Sénat

11 avril 2012

Nous avons reçu au Sénat le franco-palestinien Salah Hamouri

Avec Salah Hamouri au Sénat

Rassemblement festif autour de François Hollande à Paris

10 avril 2012

Le 15 avril à partir de 12 heures, un grand rassemblement festif pour le changement avec François Hollande est organisé, sur l’esplanade du Château de Vincennes.

Venez nombreux, invitez vos amis, votre famille, vos proches, vos collègues, vos voisins !

Signalez votre présence en vous inscrivant sur l’évènement Facebook.

 Programme

- Des animations seront en place dès midi : ateliers pour les enfants, chapiteau du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), fanfare, stands pour déjeuner ;

- Dès 14 heures, des groupes musicaux seront sur scène ;

- François Hollande prendra ensuite la parole.

Accès

- Métro : ligne 1, station Château de Vincennes

- RER : ligne A, station Vincennes

- Bus : ligne 46 depuis Paris

 

Meeting à Aulnay avec François Hollande !

4 avril 2012

François Hollande à Bondy !

27 mars 2012

Ce 26 mars, François Hollande était à Bondy en Seine-Saint-Denis. A 18h30, il était l’invité du Bondy Blog pour enregistrer une émission au cours de laquelle il a expliqué ses propositions pour les quartiers populaires, après quoi il a tenu un meeting, à 20h, devant la mairie.

Le discours de François Hollande devant la mairie :

Cliquez sur le lien ci-dessous pour retrouver les propositions de François Hollande

Retrouvez les propositions de François Hollande pour les quartiers populaires

« C’est plus de République qui nous permettra de vaincre »

23 mars 2012

François Hollande était le 22 mars à Aurillac pour sa première réunion publique après les drames de Toulouse et Montauban. Retrouvez les temps forts ainsi que l’intégralité (en texte et en vidéo) de son grand discours sur la République, le terrorisme et le rassemblement des Français.

Monsieur le maire, cher Alain, Messieurs les présidents, cher René, cher Jacques, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, chers amis, je suis de nouveau ici à Aurillac, comme voisin, comme ami et cette fois-ci, comme candidat à la présidence de la République. Ce soir, néanmoins, n’est pas un soir comme les autres. Cette réunion publique, à laquelle vous êtes venus nombreux, n’est pas une réunion publique comme les autres. Elle est la première que je tiens après la tragédie de Toulouse et de Montauban. La France, toute la France, a été endeuillée par des assassinats terroristes. Trois victimes choisies pour ce qu’elles incarnaient, l’armée française, puis ensuite quatre enfants foudroyés dans leur école, pour cette haine odieuse qui s’appelle l’antisémitisme. En cet instant et devant vous, ma pensée va vers chacune de ces vies brisées, va vers leurs familles, va aussi aux blessés qui luttent encore contre la mort. L’assassin a choisi ses cibles délibérément, parce qu’il haïssait ce qu’elles représentaient, des soldats de la République, ou ce qu’elles étaient, des enfants juifs dans leur école. Le terroriste voulait, en cette période électorale, nous diviser, introduire le ferment de la folie raciste, antisémite et même épouvanter notre communauté nationale. Il aura échoué. Ce ne sont pas des juifs, des musulmans ou un chrétien qu’il a assassinés, ce sont des Français, des citoyens de la République. Et c’est ce qu’ont exprimé les familles des victimes, les représentants des religions, ensemble, et toute la population.

Le rythme de la confrontation démocratique s’est figé pour quelques jours. Pour ma part, j’ai considéré que c’était nécessaire. Je respecte les choix qu’ont pu faire d’autres candidats. Cette tragédie imposait à tous de s’en tenir aux seules paroles qui convenaient dans cette circonstance, celles de la compassion, celles de la solidarité, mais aussi s’en tenir à la volonté de rechercher le coupable, l’assassin. L’action des forces de sécurité a conduit d’abord à l’identification, à la localisation et à la mise hors d’état de nuire du tueur. Les policiers qui ont mené cette opération méritent toute notre gratitude. Ils ont pris des risques, y compris pour leur propre vie. Et certains d’entre eux ont été blessés. Je veux, devant vous, leur rendre hommage et leur dire notre reconnaissance.

Il y a un temps pour tout, un temps pour s’affronter, un temps pour se réunir ; un temps pour débattre et un temps pour se recueillir ; un temps pour parler et un temps pour se taire. Aujourd’hui, la campagne reprend ses droits. C’est nécessaire ; c’est même indispensable. Le pays a besoin d’un débat clair, transparent, simple et en même temps exigeant. Le pays, c’est-à-dire notre pays, la France, va faire un choix décisif, un choix essentiel, le choix de son destin pour les cinq prochaines années. Un choix d’une personnalité pour représenter l’Etat et donc la Nation tout entière, mais un choix aussi de conception de la société, de la politique, de l’action internationale. Ce choix mérite d’être respecté et le temps qui va maintenant nous être donné pour cette confrontation doit être un temps plein et en même temps un temps digne…..

Retrouvez l’intégralité du discours en cliquant sur le lien ci-dessous.

Intégralité du discours

 

Les propositions de François Hollande face à la pénurie de logements

22 mars 2012

Face au manque d’1 million d’habitations, il faut faire preuve d’audace. Faire grandir les logements de 30 %, en ajoutant des étages aux maisons et aux immeubles ne répondra pas à la nécessité de construire les 1 million de logements dont la France a besoin.

« L’octroi de droits à construire supplémentaires n’est qu’une solution à la marge, car le droit de construire n’est pas identique à la capacité financière de construire, tant pour les professionnels que pour les ménages »

C’est l’Union des Maisons Françaises (UMF) qui s’exprime dans un communiqué. Ce syndicat qui représente 55 % du marché français de maisons individuelles pense même que cette mesure devrait contribuer à « un renchérissement du coût des terrains ». L’ensemble des experts s’accorde, en revanche, sur le fait qu’il manque 1 million de logements en France, pénurie qui contribue à la hausse des prix du secteur. Seul moyen d’y remédier : construire 400 000 à 500 000 logements par an. Comment faire ?

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir les propositions de François Hollande :

Les propositions de François Hollande

« La force de la République face à l’ignominie »

20 mars 2012

En hommage aux victimes du drame de Toulouse, la campagne présidentielle a été suspendue pour que nous puissions partager ce grand moment de recueillement et de rassemblement républicain.
Veuillez retrouver ci-dessous, le propos tenu par François Hollande à Toulouse en soutien des victimes de cette tuerie.

Ici s’est produit un terrible drame, horrible – quatre morts, trois enfants, un blessé grave. C’est une ignominie, et je devais être là pour exprimer à ces familles meurtries, mais aussi à cette école juive – car c’est une école juive qui a été visée, l’antisémitisme s’ajoutant à l’abjection –, je devais être là aussi pour exprimer ma solidarité à l’égard de la ville de Toulouse. Et dire que ce n’est pas une école, des Juifs, une ville qui ont été touchés. C’est la France tout entière.

Et c’est donc la République, dans ce qu’elle a de plus grand, de plus fort, son unité, qui doit répondre face à cette barbarie. L’assassin devra être retrouvé. Le plus tôt sera le mieux, car c’est un danger majeur. Et puis, il y a la demande de protection et de sécurité qu’expriment des familles, qu’expriment aussi des communautés religieuses qui sont touchées parce qu’elles sont, justement, objet de haine.

 La République, c’est la laïcité – et donc c’est la liberté de la religion. Et c’est la protection de tous ceux qui croient, comme d’ailleurs de ceux qui ne croient pas.

Je suis ici, dans cette école, auprès des familles, auprès des enseignants, pour dire aussi que nous n’oublierons rien : rien de ces enfants tombés dans des conditions atroces, rien de ce directeur d’école qui a vu sa fille assassinée lâchement. Nous n’oublierons rien, pour que la République à chaque fois soit plus grande et plus forte. Parce que la démocratie et la République seront toujours capables défaire la barbarie.

Voilà les mots que je voulais dire ici même, à l’endroit exact où s’est produit le drame. Il y a des moments où nous devons être tous rassemblés, tous unis autour d’une cause qui nous dépasse chacun d’entre nous, chacune d’entre nous, parce que c’est la cause de l’unité nationale, parce que c’est la cause de la République.

Voilà le message que j’ai adressé aux familles, aux parents et aussi aux enseignants.

Voilà le message qui doit être porté partout en France : celui de l’unité et celui de la force de la République face à l’ignominie.

19 mars: commémoration de la fin de la guerre d’Algérie à Bondy…

19 mars 2012

 Voici le discours que j’ai prononcé pour la cérémonie commémorative du 19 mars 1962 en présence de Claude Bartolone Député et Président du Conseil général de Seine Saint-Denis

Mes chers concitoyens, 

Algériens et Français, nous fêtons ensemble aujourd’hui la fin d’une guerre coloniale qui ne dira jamais son nom, au moins jusqu’au 10 juin 1999, date à laquelle l’Assemblée nationale française, sous le gouvernement Jospin, a adopté la proposition de loi qualifiant de «guerre» le évènements qui ont déchiré nos deux pays entre 1954 et 1962. 

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N’oublions pas que dès 1963, la FNACA a pris l’initiative de commémorer chaque année l’anniversaire du 19 mars 1962, avec l’appui d’un nombre croissant de municipalités. 

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Je suis d’ailleurs fière de faire partie des élus de la République des onze régions et des 20 000 communes en France qui apportent aujourd’hui et qui apporteront demain leur soutien pour l’organisation de cette cérémonie commémorative qui nous impose l’humilité, la réflexion et la prise de recul. 

N’était-ce pas Victor Hugo qui disait si justement que « Les souvenirs sont nos forces car ils dissipent les ténèbres, et quand la nuit essaie de revenir, il faut toujours allumer de grandes dates comme on allume des flambeaux» ?

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Ces grandes dates de rassemblement, nous en avons tous besoin et nous devons, ne serait-ce qu’aujourd’hui, oublier les joutes de la campagne électorale pour s’associer, par l’esprit et par le cœur, à ce message de paix transmis par cette commémoration de l’anniversaire de la fin des combats en Algérie.

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C’est la mémoire de celles et de ceux, civils comme militaires, français comme algériens qui sacrifièrent leur vie ou leur jeunesse et souffrirent dans leur chair.

Cette  « sale guerre »  fit couler beaucoup de sang jusqu’à Bondy : le 10 novembre 1957, dans un hôtel à l’angle des rues Salengro et Blanqui où dormaient une trentaine d’Algériens, des tueurs abattirent six hommes et en blessèrent grièvement huit. 

L’année 1962 marque finalement la fin de sept ans et demi de guerre – et de cent trente-deux ans de colonisation. 

Des pans entiers de cette période restent toujours inconnus, même si les langues ont commencé un tant soit peu à se délier des deux côtés de la Méditerranée. Nous savons que les cicatrices ne se sont pas été totalement refermées.

Belle leçon de prise de recul et d’humilité que nous a donné le documentaire réalisé par Gabriel Le Bomin et Benjamin Stora intitulé «Guerre d’Algérie, la déchirure», diffusé dimanche dernier sur France 2 et suivi par 3,3 millions de téléspectateurs. 

Ce documentaire réussit à dessiner un portrait nuancé et humain de chaque partie prenante. L’histoire racontée à plusieurs voix est toujours plus objective, plus proche de la vérité.

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C’est avant tout à partir des témoignages des humains, de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui ont vécu cette tragique épreuve que nous devons réfléchir.
La paix et la fraternité sont les fondements de nos relations futures. 
C’est pourquoi je forme le vœu, en tant que citoyenne française et Maire de Bondy, qu’une véritable reconnaissance soit faite du passé ; une reconnaissance officielle transmise à nos enfants et qui permettra, enfin, de tourner cette page tragique de notre histoire et de construire sereinement, avec les peuples du sud de la Méditerranée, un avenir de paix et de progrès.
Vive la Paix ! Vive la République ! Vive la France !