Actualité

Question d’actualité posée par Elisabeth Guigou sur l’affaire Bettencourt

3 juillet 2010

Affaire Bettencourt

M. le président. La parole est à Mme Élisabeth Guigou, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Élisabeth Guigou. Monsieur le président, ma question s’adresse à Mme la ministre de la justice, garde des sceaux.

Madame la ministre d’État, l’affaire Bettencourt soulève des questions graves, très graves (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) même, sur l’impartialité de la justice dans notre pays. Il vous faut répondre, madame, avec précision à ces questions, car l’égalité des citoyens devant la justice est un pilier fondamental de notre démocratie. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Première question : l’article 432-12 du code pénal punit tout responsable public qui prend intérêt dans les affaires publiques dont il a la charge. Dans l’affaire Bettencourt, y a-t-il eu prise illégale d’intérêt, c’est-à-dire contrôles fiscaux différents entre Mme Bettencourt et M. Banier ? Y a-t-il eu des avantages donnés et des avantages reçus, c’est-à-dire échanges d’avantages entre le ministre du budget et les gestionnaires de la fortune de Mme Bettencourt ?

Les dénégations ne suffisent pas. Pour lever le soupçon, il faut des preuves. (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

Deuxième question plus grave encore : celle de l’impartialité de la justice dans cette affaire. Le procureur de Nanterre occupe un poste clé pour les affaires financières, car il a sous sa juridiction les plus grosses fortunes de l’Ouest parisien. Or, je le rappelle, l’actuel procureur a été nommé par le Gouvernement malgré l’avis négatif du Conseil supérieur de la magistrature. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

Ce procureur affirme que le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt était en liaison étroite avec un conseiller de l’Élysée, qu’il tenait informé de ses futures décisions, et il a, comme le souhaitait l’Élysée, classé la plainte de la fille de Mme Bettencourt. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

Madame la garde des sceaux, que comptez-vous faire pour lever le soupçon d’ingérence du pouvoir et de favoritisme dans l’affaire Bettencourt, soupçon gravissime qui porte atteinte à l’égalité des citoyens devant la justice ? (Protestations sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC. – Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur quelques bancs du groupe GDR.) .)

M. le président. La parole est à Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Madame Guigou, les fonctions que vous avez exercées devraient vous amener, s’agissant de la justice, à plus de réalisme et de modération. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Christian Paul. C’est vous la ministre !

Mme Michèle Alliot-Marie, garde des sceaux. Vous bâtissez, madame, des hypothèses sur des hypothèses, à partir d’enregistrements dont, d’abord, nul ne connaît la fiabilité – vous devriez savoir ce qu’il en est de la fiabilité des enregistrements en fait de témoignages – et d’enregistrements qui rapportent non les propos d’un conseiller de la Présidence de la République, mais les propos d’un commentateur sur des propos d’un conseiller de la présidence… (« C’est faux ! » sur les bancs du groupe SRC.)

Je pense qu’il faut revenir à un plus grand sens de la réalité.

Quelle est-elle ? Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée par la fille de Mme Bettencourt, en suspicion d’abus de faiblesse, portant sur sa mère. Cette affaire peut effectivement remettre en cause l’avenir de l’une des plus grandes entreprises françaises et de milliers de personnes.(Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Est-il anormal, dans ces conditions, que l’on s’informe, au niveau de l’État, de l’avenir de cette entreprise ? S’informer – vous le savez aussi bien que moi madame Guigou, car vous êtes une responsable politique depuis longtemps – ne signifie en rien s’immiscer dans une affaire. (Vives exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Cela veut encore moins dire donner des instructions.

Madame Guigou, vous savez parfaitement que des instructions auraient été vaines et inutiles, puisque, en tout état de cause, c’est le tribunal correctionnel, constitué – je vous le rappelle, si vous l’aviez oublié – de juges indépendants, qui prendra seul la décision. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe NC.)

Départements menacés : signez la pétition !

1 juillet 2010

Le gouvernement veut étrangler les départements de France, des collectivités au service des citoyens. Montrons notre attachement au service public de proximité en signant la pétition.

Les départements de gauche mettent le Président Sarkozy devant ses responsabilités

27 juin 2010

Au PS, la Rénovation est en marche !

24 juin 2010

Primaires, non cumul des mandats, parité, renouvellement, égalité réelle, les militants du Parti Socialiste se se sont prononcés massivement pour un Parti renouvelé dans son fonctionnement, plus représentatif de la société française et encore plus démocratique.

Dans notre section, le projet de rénovation a été largement adopté : 83% des exprimés.

Autour de Martine Aubry, notre Première secrétaire, nous continuons  à construire le projet des socialistes et nous proposerons une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.

Il faut travailler sans relâche à l’articulation des 3 unités de la victoire :

- Unité des socialistes

- Unité du projet

- Unité de la gauche

La dynamique et l’énergie des militants socialistes, à l’image de ceux de notre section, sont au service de ce rassemblement.



Martine Aubry et Magid Tabouri


Mobilisation pour défendre nos retraites

24 juin 2010

Jeudi 24 juin, le PS était aux côtés des syndicats et des salariés (2 millions de manifestants) pour défendre les retraites et dénoncer le projet du gouvernement qui n’a que deux objectifs : augmenter l’âge de départ à la retraite et faire payer davantage aux plus modestes et aux fonctionnaires.


Restons mobilisés !


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MA POSITION SUR LA POLICE MUNICIPALE (par Elisabeth Guigou)

24 juin 2010

J’ai voulu laisser du temps au temps avant de donner mon point de vue sur la police municipale.

Aurélie Fouquet, 26 ans, est décédée après une fusillade meurtrière jeudi 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne. Cette jeune policière municipale, qui pensait avoir affaire à un banal contrôle routier et n’avait pu être informée par la police nationale, était armée d’un revolver de calibre 38. Elle a tenté de répliquer aux rafales d’armes automatiques des gangsters avant d’être mortellement touchée à la tête.

A Noisy-le-Sec, la municipalité a manifesté son émotion et rendu hommage à Aurélie Fouquet, lâchement assassinée dans l’exercice de ses fonctions. Rien, bien sûr, ne pourra adoucir la douleur de ses proches, rien ne pourra rendre sa maman à son enfant de 14 mois. La municipalité a aussi exprimé sa solidarité avec l’ensemble des agents de police municipale durement affectés par la mort de leur collègue.

En ces moments difficiles, il faut se garder d’exploiter les émotions. Un débat de fond est légitime et nécessaire sur les missions des agents des polices municipales. Mais certains ont instrumentalisé ce drame : le Ministre de l’Intérieur a publié immédiatement un décret autorisant l’usage des pistolets à impulsions électriques, les Taser, par les policiers municipaux. Une décision que je réprouve. Lors de la fusillade survenue à Villiers-sur-Marne, les policiers municipaux étaient armés. Armée d’un Taser, la jeune policière aurait-elle pu répliquer face à un gangster équipé d’une kalachnikov ? Richard Duhaut, un des représentants du Syndicat national des policiers municipaux a apporté la réponse : « cette arme n’aurait pas sauvé Aurélie Fouquet lors de la fusillade »… Bien que les policiers municipaux n’aient reçu ni la même formation ni les mêmes moyens que les fonctionnaires de la police nationale, ils sont tout de même intervenus comme la police nationale. Tous les ingrédients étaient réunis pour que survienne un drame.

La confusion des genres entre police nationale et police municipale ne peut que favoriser à la réplique de tels drames.

Il faut donc absolument clarifier les missions de la police municipale.

Il appartient à l’Etat d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Or le désengagement de l’Etat, la diminution des effectifs de police nationale et la suppression de la police de proximité, particulièrement dans notre département, aggravent encore l’insécurité. Les polices municipales ne peuvent compenser les carences de l’Etat. Elles ne doivent pas devenir une force auxiliaire de la police nationale. Elles doivent rester, en premier lieu, des polices de tranquillité qui contribuent à la qualité de vie dans la ville. La proximité, l’ancrage territorial et les liens tissés avec les populations locales sont autant d’éléments qui légitiment la spécificité des polices municipales.

Or comme le rappelle justement Tanguy le Goff (Sociologue et chargé d’études à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France), « ce modèle d’une police de relation, d’une police proche de la population, sur lequel s’appuyait les policiers municipaux pour légitimer leur spécificité par rapport aux forces de l’Etat, se fissure ».

Notre responsabilité d’élus locaux est de marquer au contraire les différences entre police municipale et police nationale au lieu d’organiser la confusion des genres.

La police municipale est utile pour ses propres missions. Elle ne doit pas être armée. Son uniforme et ses missions doivent la distinguer clairement de la police nationale.

Elisabeth Guigou

Le 24 juin, manifestons pour une réforme des retraites juste, efficace et durable

23 juin 2010

Parti socialiste

Cher(e)s camarades,

Vous trouverez sur le site du parti :
le tract pour la mobilisation du 24 juin sur les retraites (PDF, 196Ko)

Pour permettre à chacun de se mobiliser, nous allons créer une carte des manifestations où les socialistes seront présents. Signalez-nous les lieux de mobilisation en cliquant ici et n’oubliez pas de créer votre évènement sur la coopol.

Restant à votre disposition,

Amitiés socialistes.

David Assouline
Secrétaire national à la communication et à la mobilisation

Christophe Borgel
secrétaire national aux élections et à la vie des fédérations

Alain Fontanel
secrétaire national à l’animation et au développement des fédérations

OBAMA et le nouvel ordre mondial

22 juin 2010



HUBERT VEDRINE, ancien Ministre des Affaires Etrangères, grand spécialiste des questions internationales, a livré le 14 juin dernier son analyse sur les grands enjeux géopolitiques.

Le rôle des USA et du Président Obama dans une gestion du monde qui s’articule autour d’un pragmatisme qui s’impose à tous les grands acteurs internationaux et la perspective d’un monde plus solidaire et plus juste.

Un grand moment de pédagogie politique et d’échange, apprécié par tous.



Hubert Védrine expert de la géopolitique mondiale



Magid Tabouri, Elisabeth Guigou, Hubert Védrine, Gilbert Roger




Rénovation du PS

19 juin 2010

La rénovation du PS est en marche. Par 170 voix pour et 3 voix contre, le conseil national du PS a adopté son texte pour l’organisation des primaires, la parité, le renouvellement (limitation du cumul des mandats) et la diversité.


C’est sur ce texte que les militants auront à se prononcer lors du vote dans les sections le 24 juin pochain.


Téléchargez le texte complet ICI

Soirée « chants de lutte ! »

13 juin 2010

Les socialistes de Bondy vous invitent à une soirée conviviale, festive et politique autour de LOUIS MEXANDEAU, ancien Ministre.

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Thème : SOIREE CHANTS DE LUTTE !

Rendez-vous mardi 15 juin à 20h00 au restaurant le Chêne (73, rue Jules Guesde à Bondy).