COMMUNIQUE DE PRESSE de Gilbert ROGER Sénateur, Conseiller général de la Seine-Saint-Denis

14 février 2012 par Gilbert Roger

La richesse de l’Ile-de-France doit être justement répartie. Le constat de l’accroissement des inégalités dans la région la plus riche de France est partagé par tous. Il ne peut être réglé sans une refonte de gouvernance, non pas guidée par la préservation des intérêts de telle ou telle collectivité existante, mais par la volonté de solidarité entre les territoires et le souci de l’efficacité pour les habitants. Le préalable à toute avancée, c’est un vrai renforcement de la Région pour définir la stratégie de développement et les grandes orientations d’aménagement de l’Ile-de-France : c’est l’échelon pertinent pour organiser le développement économique, l’amélioration de l’offre de transports ou la production de logements, sans qu’il soit besoin de créer de nouvelles « autorités » qui risquent d’ajouter à la confusion. Nous soutenons la proposition faite par Claude Bartolone de fusionner les départements de Paris et de la petite couronne. Cette proposition reconnaît la pertinence de l’échelon départemental pour les politiques de solidarité et permet d’assurer de manière une cohérence entre les besoins et les ressources. Comment accepter qu’un territoire comme la Seine-Saint-Denis soit à la fois celui qui a les plus gros besoins et celui qui a le moins de ressources ? Nous arrivons aujourd’hui aux limites d’un système, il est urgent de le refonder. Parallèlement à cette fusion des départements, il faut réunir Paris et les communes de la petite couronne dans une communauté urbaine capable de mener les projets de développement d’ampleur. Il ne s’agit évidemment pas de faire disparaître l’échelon de proximité indispensable que constitue la commune. Il s’agit d’aller au bout d’un processus que l’émergence de communauté d’agglomération a engagé de manière incomplète. On ne peut pas parler sans cesse du Grand Paris et refuser de voir que la limite du périphérique ne doit plus être structurante. On ne peut pas se servir du Grand Paris pour installer une « peau de léopard » où seules quelques collectivités mieux servies sortiront du lot. La conservation de 2 collectivités aux compétences claires évitera la naissance du « monstre technocratique » que certains dénoncent pour éviter de répondre sur le fond. Il faut sortir de la logique des fiefs qui aboutit au renforcement les inégalités et qui organise la concurrence des territoires.