Les roms : le cynisme de Sarkozy & co. sans limite

30 juillet 2010 par Laurent Quinet

Plus de 400 000 gens du voyage sont recensés en France selon un rapport de 1990 : 95 % d’entre eux sont des Français et un tiers des nomades. Les Roms, qui sont des Tziganes de nationalité roumaine, bulgare et d’Europe centrale, forment une minorité, 20 000 âmes tout au plus. Une minorité qui vit le plus souvent des situations d’une extrême précarité matérielle et professionnelle. A Bondy, en juin 2009, sur les quais du canal de l’Ourcq, une communauté s’était installée dans des conditions déplorables (absence d’eau potable, abris en cartons de récupération, aucune évacuation des détritus). A cela s’ajoutaient les passants qui les dévisageaient avec mépris, les riverains qui voulaient les voir partir au plus vite par peur de la mendicité et du vol. Inutile de vous dire que leur expulsion par les forces de l’ordre s’était faite manu militari…


Pourtant, ces gens extrêmement pauvres n’ont strictement rien à voir avec les responsables des exactions de Saint-Aignan. Ces gens ne possèdent pas de grosses voitures allemandes et sont bien en peine de frauder le fisc puisqu’ils sont dans une situation de total dénuement. Mais voilà, dans son cynisme politicien si caractéristique, Sarkozy, accompagné de ses affidés Hortefeux, Besson et Lellouche a tout de suite vu l’aubaine électoraliste et populiste. Les « honnêtes gens » ont toujours peur des voleurs de poule tziganes, c’est tout bon pour rameuter l’opinion publique droitiste, frontiste et réac’. On serre les rangs bien à droite et on jette un énième écran de fumé sur le mode de ce que l’on a connu avec l’identité nationale, les petites phrases scandaleuses de plusieurs membres du gouvernement et la burqa.


Qu’importe. La Mère Michu votera en 2012 pour bouter hors de France ceux qui volent le pain des bons français. Et qu’importe que Sarkozy serve cette soupe immonde depuis 2002 sans effet positif notable sur la tranquillité publique, il s’agira de siphonner encore les voix du FN. Madame Michu vous dira d’ailleurs que « lui au moins il essaie de faire quelque chose mon bon monsieur, c’est pas comme ces gauchistes pédés, bobos, black et beurs. »


Et en 2007, Sarkozy avait su séduire le monde ouvrier avec son « travailler plus pour gagner plus ». En 2012, il ne pourra pas servir de nouveau cette fable. Mais, il pourra leur expliquer qu’il est le dernier rampart contre ces tziganes en Mercedes, eux qui ont des fins de mois difficiles. L’autre, celui qui est différent, c’est le danger, l’ennemi. Un tel cynisme abject, en temps de crise, ça peut être une « bonne » planche de salut électoral. Qu’importe que les gens du voyage qui ont des voitures allemandes et des caravanes soient français, paient des impôts et ont des activités professionnelles déclarées. L’amalgame aura été fait. Au fait, tracter une caravane avec une Twingo, vous avez essayé ?


Toutefois, il ne faut pas nier certaines difficultés. Les familles de gens de voyage s’installent parfois où elles peuvent, sur des terrains sauvages, un triangle d’autoroute ou un stade de foot. Ou alors elles restent sur l’aire d’accueil pour ne pas se faire piquer la place, comme il manque des places ailleurs. Les maires ensuite ne comprennent pas : gens du voyage ou sédentaires ? Ces populations veulent rester mobiles pour des raisons culturelles et économiques. Il faudrait alors mieux appliquer la loi Besson de 1990 (du nom de Louis Besson, le ministre du logement de l’époque) sur les aires d’accueil. Or, par rapport aux objectifs du législateur, on est à 40% de réalisation au bout de 20 ans…


 


Vous avez dit « stop au sentiment d’impunité ? »

29 juillet 2010 par Laurent Cotte

« La pénalisation à outrance du droit relatif aux affaires est une grave erreur  » dixit le président de la « tolérance zéro », de la « guerre contre la délinquance » et patati et patata…

(il n’est plus à une contradiction près)

Depuis, cette supplique, que dis je, cette revendication de Nicolas Sarkozy, a été entendue et réalisée, aussi bien dans les dispositions juridiques qu’administratives.

C’est fait !

La délinquance en col blanc a de beaux jours devant elle à en croire le rapport de politique pénale.

Ce texte met en relief le manque de moyens et de volonté déployés pour lutter contre la délinquance économique et financière. Ce n’est rien de moins que la clémence, voire la bienveillance qui sont demandées à l’endroit de ce type d’affaires.

Par conséquent, le sentiment d’impunité est, pour le coup, ressenti par les juges, d’une façon pesante et discriminatoire.

Moins de moyens, un arsenal pénal diminué, circulez y a rien à voir !

Bienvenue dans la France made in Sarko, une France divisée, opposée, classifiée et sans projet !

RENOVATION URBAINE : Bondy en mouvement

29 juillet 2010 par Gilbert Roger

La démolition de la barre Jean Moulin débutera en septembre.

C’est désormais une question de semaines et le chantier de déconstruction de la barre OPHLM J-Moulin sera en route.

Installation du chantier et du périmètre de sécurité, la déconstruction commencera par les démolitions intérieures cablages électriques, ascenceurs, équipements des cuisines et salles de bains…désamiantage…Tout cela devrait prendre moins de trois mois, puis les grignoteuses et autres pelles entreront en action pour s’attaquer à la démolition du bâtiment en lui même.

Viendra ensuite le temps du réaménagement urbain avec l’arrivée de nouveaux petits bâtiments aux normes environnementales en vigueur, la rénovation des voiries et le square J. Lebas qui sera entièrement repensé, mais laissons d’abord le temps à la démolition d’une des barres les plus imposante et symbolique d’une époque.

Rappelons aussi que le centre commercial de la Noue est lui aussi voué à la démolition-reconstruction et c’est donc tout un quartier neuf qui dans les années à venir va sortir de terre.

Mort de Michel Germaneau : un compatriote victime du terrorisme

26 juillet 2010 par PS Bondy

Source : Le Parisien

La section socialiste de Bondy exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Germaneau, un citoyen français engagé dans l’humanitaire aux côtés des populations locales.
 
Exécuté par le réseau Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), après avoir été détenu dans des conditions effroyables, notre compatriote âgé de 78 ans et malade a donc été la victime de cette organisation criminelle (car elle se sert des rapts et du trafic de drogue pour se financer) et terroriste (du fait de son idéologie extrémiste et des attentats qu’elle perpétue).
Il conviendra de faire la lumière sur les conditions de l’intervention militaire pour tenter de libérer Michel Germaneau, mais l’heure n’est pas à la polémique, d’autant que rien n’indique qu’il était encore vivant à ce moment là.
Triste sort pour un homme victime d’un monde de plus en plus déshumanisé. 

Elisabeth Guigou : « L’affaire Woerth-Bettencourt nuit gravement à la démocratie »

26 juillet 2010 par PS Bondy

Dans un entretien au Monde, Elisabeth Guigou, députée  de Seine-Saint-Denis revient sur l’affaire Woerth-Bettencourt..

.

 

Le conseil des ministres a donné son aval pour que le ministre du travail

Eric Woerth soit entendu par la justice. Ne pensez-vous pas qu’il aurait dû démissionner ?

Ce n’est ni notre rôle, ni notre responsabilité d’appeler à la démission d’un ministre. Nous ne participerons jamais à une chasse à l’homme. Dans cette affaire, il y a ce qui est avéré, le conflit d’intérêt, qui est absolument choquant au regard de la morale et de l’éthique politique. Et il y a ce qui, peut-être, constitue une infraction pénale et là, Eric Woerth a droit à la présomption d’innocence.

 

Eric Woerth peut-il encore porter la réforme des retraites ?


Il est très affaibli. Ses compétences ne sont pas en cause mais le contexte est terrible. On l’a bien vu cette semaine en commission des affaires sociales. On est censé débattre de la réforme des retraites : en réalité, la majorité refuse le débat, le groupe UMP est très crispé et nous ne sommes pas entendus. C’est une mascarade de démocratie.

 

Qu’est ce qui vous semble le plus grave dans cette affaire ?


Pour le moment, le plus dévastateur, c’est la question du conflit d’intérêt. Certes, M. Woerth affirme qu’il n’a pas fait embaucher sa femme par Patrice de Maistre. Mais le seul fait de ne pas se rendre compte qu’il y a une difficulté à ce que la femme du ministre du budget soit embauché par des gestionnaires de fortune – dont le seul objectif est de faire ce qu’on appelle pudiquement de « l’optimisation fiscale » – dépasse le bon sens. D’autant que dans le cas qui nous intéresse, il y a eu fraude fiscale.

 

Est-ce le fait d’une légèreté personnelle ou d’un contexte ?


C’est un comportement général. Il y a comme une perte de conscience de ce qui peut se faire ou non. Quand le pouvoir donne l’impression, ne serait-ce que l’impression, qu’il sert des intérêts particuliers et non l’intérêt général, c’est profondément dévastateur.

 

Que demande le PS ?


Les députés sont aussi légitimes que les médias à s’interroger sur cette affaire. Ce que nous voulons, c’est que les institutions fonctionnent, que la justice soit saisie et qu’elle fasse son travail. Or, ce n’est pas le cas. Nous réclamons une commission d’enquête à l’Assemblée nationale : la majorité nous répond que ce n’est pas possible avant l’automne. Soit, mais en attendant, la commission des lois aurait très bien pu interroger M. Woerth sur la question du financement des partis politiques et des conflits d’intérêts, et la commission des finances aurait très bien pu en faire autant sur la question de la fraude fiscale ! Dans n’importe quel pays européen, le Parlement se serait saisi de cette question. Ce pouvoir affaiblit les institutions de la République.

 

Que pensez-vous de la manière dont est conduite l’enquête judiciaire ?


Il faut qu’un juge d’instruction, juge du siège indépendant, soit désigné. Sans faire de procès d’intention au procureur Philippe Courroye, il y a des faits. Il a été nommé à Nanterre contre l’avis négatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dans un tribunal dont le ressort couvre La Défense, soit les sièges sociaux des plus grands groupes, et les contribuables fortunés des Hauts-de-Seine. Par ailleurs, M. Courroye a affiché sa proximité avec le chef de l’Etat, qui l’a décoré. Enfin, il est pris dans une controverse publique avec la présidente de chambre Isabelle Prévost-Desprez. En d’autres temps, le CSM transférait à un autre tribunal des affaires pour beaucoup moins que cela

Que devient la Région ?

25 juillet 2010 par PS Bondy

Aux dernières élections régionales, les franciliens ont accordé une large confiance à la gauche rassemblée autour du Parti Socialiste.

Voici les premières promesses réalisées par vos élus :

- le Pass Contraception

- l’aide au permis de conduire

- le doublement des places dans les écoles de la deuxième chance

- un dispositif de soutien pour la complémentarité santé

- la lutte contre les paradis fiscaux avec une obligation de transparence de la part des partenaires banquiers et financiers de la Région (mesure jamais prise à ce jour)

Nous vous tiendrons régulièrement informés des mesures adoptées par la Région au service des franciliens et des bondynois.




La tranquillité publique : une question sécuritaire ?

24 juillet 2010 par Magid Tabouri


Les événements récents en Isère et dans le Loir-et-Cher ont incité le Président de la République a prendre une décision nouvelle, une initiative qui va améliorer le vivre ensemble : changer de Préfet ! 

Flop et encore flop d’une politique sans perspective, sans fondement, d’un gouvernement aux abois.

Eric Le Douaron deviendra Préfet de l’Isère le 30 juillet, policier de métier à l’image du Préfet de Seine Saint Denis, Christian Lambert, ancien chef du Raid. Quelle est donc cette manie qui consiste à dire :  « cela ne fonctionne pas, alors je change de Préfet » . Le Préfet n’est que l’émanation du gouvernement, son digne représentant, c’est un fonctionnaire qui met en œuvre la politique de l’Etat.

Le problème n’est pas le Préfet mais bien la politique de Nicolas Sarkozy, il serait bien inspiré d’en prendre conscience et de la …modifier !

Je vois 2 éléments constitutifs de cette surenchère tonitruante :

  • Nicolas Sarkozy est en campagne électorale et veut envoyer des signes à son électorat sur la question sécuritaire
  • Il s’est embourbé dans son aveuglement à ne traiter la question de la tranquillité publique qu’à travers le prisme de la répression.

Il annonce  « la tolérance zéro », «  la guerre », le « kärcher » etc etc….

Pourtant, il réduit chaque année de manière considérable les fonctionnaires en charge de l’ensemble des services publics inhérents au vivre ensemble (ordre public, éducation, emploi, santé).

La politique de la ville n’est qu’un concept vaseux pour lui, incarnée par Fadela Amara, elle-même en perdition absolue  avant même d’entrer dans ce gouvernement de droite pure.

Non, la politique qu’attendent nos concitoyens ne peut se résumer à des annonces ou à des opérations coup de poing, c’est un leurre !

Il convient de faire une analyse globale, de prendre des décisions à court terme et de s’attaquer avec détermination aux causes de la montée de l’insécurité, qui est un problème du système accentué par la crise que nous traversons et par la politique du gouvernement.

Bien entendu, les citoyens attendent des mesures immédiates et il faut en prendre mais ce serait leur mentir que de prétendre que la réponse est uniquement une réponse sécuritaire, de proximité ou pas d’ailleurs !

Plus que des déclarations de principe, il est temps de mettre en place une politique volontariste pour permettre une véritable cohésion nationale.

Le fait de concentrer dans les quartiers, dont l’urbanisme et l’habitat posent déjà problème, des populations subissant le chômage (plus de 43% chez les jeunes de 16 à 24 ans), la précarité, les discriminations sociales, ethniques, ne peut que conduire à des explosions de violences, à la rupture du lien social et à l’abandon de toute appartenance citoyenne.

En rattachant des jeunes nés en France à la migration de leurs parents, en les renvoyant sans cesse à leurs origines, la France ne leur permet pas de se construire une identité propre.

Combien de temps encore allons nous continuer à renvoyer une partie de la population française à une appartenance étrangère ?

La société française est traversée par des crispations, un sentiment de rejet et de peur

On s’étonne de la violence et des difficultés d’une partie de notre jeunesse dont on a organisé la relégation systématique et pour laquelle la disproportion affichée entre ce que notre pays promet et ce qu’il fait concrètement, est vécue comme un véritable mépris.

Nous avons à faire à des inégalités structurelles et systémiques qui se reproduisent de génération en génération.

Les quartiers sensibles sont devenus de véritables ghettos.

L’éducation, la santé, l’aménagement du territoire, la formation, l’emploi, la mixité sociale, doivent être revus et corrigés.

Il faut souligner l’effort important des collectivités locales pour favoriser l’inclusion des jeunes dans la vie de la cité (et non des cités) mais la responsabilité est régalienne, c’est à l’Etat d’engager le processus de développement d’une communauté de destin apaisée.

Il faut créer un contrat du vivre ensemble qui donne des perspectives aux jeunes en particulier et à la population en général.

Etre ferme et sanctionner les actes hors-la-loi mais permettre une insertion sociale permanente.

Aujourd’hui, nos prisons sont « des écoles du crime et de l’humiliation ». Elles provoquent l’effet inverse de ce que doit rechercher une société sereine : la justice, la cohésion et la projection.

Quand le fait du Prince se substitue à la démocratie ou le règne de Nicolas Sarkozy

22 juillet 2010 par Sidi Selles

Le député-maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini (Nouveau centre) a été élu président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), organisme chargé de réaliser la double boucle de métro automatique autour de Paris.


Un amendement voté préalablement au Sénat a porté de 65 ans à 70 ans l’âge limite pour accéder à la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris.

Une faveur dont n’avait pas bénéficié Patrick Devedjian, forcé de quitter la présidence de l’Epad à … 65 ans (souvenons nous de l’épisode du Prince Jean)

Nicolas Sarkozy nous fait une nouvelle démonstration de sa conception de «  l’Etat irréprochable  » : faire de la place à son fils et à ses amis, quitte à bouleverser la loi, car «  la loi, c’est lui !  »

Pourtant, dans son dicours fondateur du Grand Paris, prononcé le 29 avril 2009 au palais de Chaillot, il avait souligné que ce projet « ne peut se faire sans les élus et les collectivités ».

Une fois de plus, la réalité est tout autre : ce sont 11 fonctionnaires représentants de l’Etat au conseil de surveillance du Grand Paris qui ont permis l’élection d’André Santini.

Un choix politique a été imposé aux fonctionnaires dont la caractéristique principale est la….neutralité !

Quels projets, quelle gouvernance pour construire un espace euro-méditerranéen intégré ?

20 juillet 2010 par PS Bondy

Quand la gauche se rassemble….Yvelines: succès d’Anne Pourssinoff

15 juillet 2010 par Gilbert Roger

Quelle bonne nouvelle que cette partielle bien gagnée par la nouvelle députée Verte-Europe/Ecologie.

Nous l’avions, nous socialistes, soutenue dès le premier tour.

 Les autres forces de gauche se sont rassemblées sur son nom au 2 ème tour, permettant à Anne de gagner largement cette circonscription législative donnée parmi les meilleures de France pour la droite!

Faut-il rappeler aux sceptiques que lors de la première élection les verts et le PS étaient séparés et n’avaient pas fait au total du premier tour plus de 32% des voix; cette fois  sur la partielle, ils ont fait plus de 42% des voix, comme quoi! Etre unis….

Signe aussi du mal être de l’électorat UMP, divers droite; électorat qui ne se reconnait plus dans la politique gadget et bling-bling de son président.

Signe aussi donné par les électeurs de gauche qui aiment la gauche rassemblée pour se présenter au suffrage électoral.

Seule ombre au tableau: le fort taux d’abstention qui est aussi le signe de méfiance de l’électorat dérouté par les « affaires ».